SCÈNE VIII CABOUSSAT, POITRINAS
CABOUSSAT.
N'est-ce pas qu'elle est gentille,ma petiteBlanche?
POITRINAS.
Charmante ! et c'est avec bonheur que... mais plus tard... Mon ami, je vous apporte une nouvelle... considérable !...
CABOUSSAT.
A moi ?
POITRINAS.
Vous venez d'être nommé, sur ma recommandation, membre correspondant de l'Académie d'Étampes.
CABOUSSAT, à part.
Académicien !... Il me fourre dans l'Académie !
POITRINAS.
Eh bien, voilà une surprise !
CABOUSSAT.
Ah oui !... pour une surprise... Mais je ne sais vraiment si je dois accepter., j'ai de bien faibles titres.
POITRINAS.
Et vos discours ?
CABOUSSAT.
Ah ! c'est pour mes discours... Chère petite !
li puis j'avais mon idée en vous présentant... Vous pourrez nous être fort utile.
CABOUSSAT.
Comment ?
POITRINAS.
Vous surveillerez les fouilles que je vais entreprendre dans ee pays; vous relèverez les inscriptions latines et nous nous enverrez des rapports.
CABOUSSAT, effrayé.
En latin ?
POITRINAS, mystérieusement.
Chut !... Je soupçonne aux environs d'Arpajon la présence d'un camp de César... N'en parlez pas !
CABOUSSAT.
Soyez tranquille !
POITRINAS.
Notre département n'en a pas... c'est peutêtre le seul.
CABOUSSAT.
C'est une tache.
POITRINAS.
Alors, j'ai fait des recherches... que je vous communiquerai... Gabius Lentulus a dû passer par
Vraiment?... Gabius... Lin... turlus... Vous en êtes sûr ?
POITRINAS.
Certain !... N'en parlez à personne.
Il remonte.