‹ La cagnotte, et autres comédiesChapitre 142 sur 333 · SCÈNE VIII CABOUSSAT, POITRINAS · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII CABOUSSAT, POITRINAS

CABOUSSAT.

N'est-ce pas qu'elle est gentille,ma petiteBlanche?

POITRINAS.

Charmante ! et c'est avec bonheur que... mais plus tard... Mon ami, je vous apporte une nouvelle... considérable !...

CABOUSSAT.

A moi ?

POITRINAS.

Vous venez d'être nommé, sur ma recommandation, membre correspondant de l'Académie d'Étampes.

CABOUSSAT, à part.

Académicien !... Il me fourre dans l'Académie !

POITRINAS.

Eh bien, voilà une surprise !

CABOUSSAT.

Ah oui !... pour une surprise... Mais je ne sais vraiment si je dois accepter., j'ai de bien faibles titres.

POITRINAS.

Et vos discours ?

CABOUSSAT.

Ah ! c'est pour mes discours... Chère petite !

li puis j'avais mon idée en vous présentant... Vous pourrez nous être fort utile.

CABOUSSAT.

Comment ?

POITRINAS.

Vous surveillerez les fouilles que je vais entreprendre dans ee pays; vous relèverez les inscriptions latines et nous nous enverrez des rapports.

CABOUSSAT, effrayé.

En latin ?

POITRINAS, mystérieusement.

Chut !... Je soupçonne aux environs d'Arpajon la présence d'un camp de César... N'en parlez pas !

CABOUSSAT.

Soyez tranquille !

POITRINAS.

Notre département n'en a pas... c'est peutêtre le seul.

CABOUSSAT.

C'est une tache.

POITRINAS.

Alors, j'ai fait des recherches... que je vous communiquerai... Gabius Lentulus a dû passer par

Vraiment?... Gabius... Lin... turlus... Vous en êtes sûr ?

POITRINAS.

Certain !... N'en parlez à personne.

Il remonte.

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