‹ La cagnotte, et autres comédiesChapitre 157 sur 333 · SCÈNE XV CABOUSSAT, POITRINAS, puis BLANCHE · texte numérisé non relu

SCÈNE XV CABOUSSAT, POITRINAS, puis BLANCHE

POITRINAS, au fond, rangeant sur le buffet. Un morceau de verre !... du verre I

CABOUSSAT, à part.

Bien ! ma carafe !

POITRINAS, descendant.

Et il y a des ânes qui prétendent que les Romains ne connaissaient pas le verre !... et taillé ! Je vais leur décocher un mémoire.

CABOUSSAT.

Et vous ferez bien !

POITRINAS.

Mon ami, je vous dois un des plus beaux jours de ma vie... et je veux, sans tarder, faire connaître à mes collègues... (Se reprenant.) à nos collègues de l'Académie d'Étampes ce grand fait archéologique.

CABOUSSAT.

C'est une bonne idée.

Je vais les prier de nommer une sous-commission pour continuer les fouilles dans votre jardin.

CABOUSSAT.

Ah ! mais non !

POITRINAS.

Au nom de la science ! vite ! une plume. . . de l'encre !

Il passe à la table.

CABi >USSAT.

Tenez... là !... sur mon bureau.

Il l'installe à son bureau.

POITRINAS.

Ah ! vous vous servez de plumes d'oie ?...

CABOUSSAT.

Toujours ! (Avec importance.) Une habitude de quarante années !

POITRINAS.

Elle est trop fendue... Vous n'auriez pas un canif ?

CABOUSSAT, lui donnant un canif.

Si... voilà !

POITRINAS, tout en taillant sa plume.

Ah ! les Romains ne connaissaient pas le verre !

(Poussant un cri.) Aïe !

Quoi?

POITRINAS.

Je me suis coupé !

CABOUSSAT.

Attendez... dans le tiroir... un chiffon... (Lui emmaiiiottant le doigt.) Je vais vous arranger une petite poupée... Ne bougez pas... Là... voilà ce que c'est...

POITRINAS.

Merci... Maintenant je vais vous demander un service.

CABOUSSAT.

Lequel ?

POITRINAS.

C'est de tenir la plume à ma place ; je vais dicter.

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