‹ La cagnotte, et autres comédiesChapitre 251 sur 333 · ACTE III— SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

ACTE III— SCÈNE XIII

TOUS

Pourquoi donc ?

BLANDINET.

Ah ! pourquoi? parce que j'ai fait une chose... que je ne vous dirai jamais ! Ah ! Gustave ! mon vieux Gustave, je suis un gueux !... un misérable ! j'ai douté de l'amitié, de ma femme, de mon bottier... un ange !

MIZABKAN, se rapprochant.

Oh ! monsieur...

BLANDINET.

Pas vous... ma femme !... de M. Brébant !

FRANÇOIS

A propos ! j'ai mangé des crevettes, je m'en souviens !

BLANDINET.

Là ! c'est bien fait ! enfin, j'étais devenu méchant, soupçonneux. (A Laure.) Je ne croyais plus à nos petits oiseaux !

LAURE

Oh ! comme vous deviez être malheureux !

BLANDINET.

Oh ! oui ! mais je suis corrigé maintenant... Aussi, qu'on vienne me demander un service, qu'on vienne m'emprunter de l'argent... et on verra !

FRANÇOIS, bas et vivement.

Chut ! Tiburce !

BLANDINET.

C'est bien pour lui que je dis ça, ce brave garçon ! Voyez- vous, mes enfants, j'ai bien réfléchi, je connais le monde à présent... depuis cinq minutes ! Eh bien, en supposant qu'il y ait quelques hommes

qui ne soient pas complètemenl parfaits... c'est une supposition ! pour être heureux, il faut savoir faire deux choses...

i RANÇOIS.

Ouvrir les yeux et fermer les serrures...

BLANDINET.

Non !... fermer les yeux... et ouvrir les mains.

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