ACTE III — SCÈNE III
homme, comme père, comme citoyen, de protester hautement de mon respect pour la loi... pour la loi que je n'hésite pas à proclamer...
BÉCHUT, l'interrompant.
Mais vous ne me répondez pas...
COLLADAN, se levant.
Monsieur le président, voilà la vérité.
BÉCHUT, à Colladan.
Voyons, parlez, vous ! Ôtez votre chapeau.
COLLADAN.
Merci, il ne me gêne pas.
BÉCHUT, à Champbourcy:
Asseyez- vous.
COLLADAN.
Bien sûr que sans la cagnotte nous ne serions pas ici, vu que nous sommes partis ce matin par le train de cinq heures vingt-cinq.
BLANCHE
Et M. Félix a manqué le convoi...
BÉCHUT
Mais la montre...
CHAMPBOURCY, se levant.
Si M. le secrétaire veut me permettre...
BÉCHUT, à Champbourcy.
Non... asseyez-VOUS... (Champbourcy et Colladan se rassoient. — a Colladan.) Continuez... Levez-vous donc !...
ioo LA CAGNOTTE
i ILLADAN, se levant.
Moi, j'avais voté pour la foire de Crépy... mais la majorité n'a pas voulu.,..
BÉCHUT, à part.
Celui-là es1 idiot... (Haut.) Il résulte de toul ceci que vous n'êtes pas de Paris...
CHAMPBOURCY, se levant.
Enfanta de La Ferté-sous-Jouarre !...
BÉCHUT, vivement, à Champbourcy.
Asseyez-VOUS !... (Colladan s'assoit.) Vous êtes venus à Paris en visiteurs ?...
COLLADAN, se levant.
C'est la cagnotte.
CHAMPBOURCY, se levant.
En admirateurs de la grande cité.
BÉCHUT, à Champbourcy.
Voyons ! puisque vous voulez parler... parlez encore une fois. (A Colladan.) Asseyez-vous ! (ils se
rassoient tous les deux ; à Champbourcy.) Voyons, leVCZ- V0US !... (Ils se lèvent tous les deux; à Colladan.) Pas
vous... asseyez-vous... (A Champbourcy.) Levez-vous... CHAMPBOURCY.
Moi ?...
BÉCHUT
Oui, VOUS. (Champbourcy reste debout, Colladan s'assoit.)
Comment cette montre volée s'est-elle trouvée dans votre parapluie ?
CHAMPBOURCY.
Commandant des pompiers de La Ferté-sous- Jouarre, investi de fonctions qui m'honorent...