‹ La CalandraChapitre 112 sur 135 · ACTE V, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE I

lidio (jemme)

A midi.

SAMIA

Le Diable d'Enfer ne s'y reconnaîtrait pas ; sûr et certain, voilà une trame diabolique et c'est ce maudit Esprit qui l'a tissée. Mieux vaut que, mon argent en main, je rentre chez Fulvia et qu'elle le donne ensuite à qui elle voudra. — Savez-vous de quoi il retourne ? Je ne sais à qui de vous deux le donner; Fulvia saura bien reconnaître qui est son amant, par conséquent que celui de vous qui l'est aille la trouver, et elle le lui donnera. Restez en paix.

LIDIO

Je ne me vois pas dans mon miroir si semblable à moi-même que cet homme-ci ne me l'est, en vérité; je veux savoir qui il est. Mais comme de pareilles rencontres n'arrivent pas tous les jours, et que Fulvia pourrait avoir à s'en repentir, sur ma foi, le meilleur parti est que, comme d'habitude, j'aille tranquillement chez elle, car la somme n'était pas mince. C'est ce que je vais faire.

(// sort.)

lidio (femme) C'est l'amoureux pour qui l'on me prend par

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erreur; que diable fait donc Fannio. qu'il ne revient pas? S'il était là, comme il l'avait dit, nous retournerions chez Fulvia, et peut-être cmpocherions-nous l'argent, quoique plutôt je devrais songer à mes propres affaires.

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