‹ La CalandraChapitre 119 sur 135 · ACTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III

lidio (femme) O Dieu! je me sens le cœur manquer, de joie et de tendresse.

FESSEXIO

Je ne sais pas encore bien qui est Lidio, d'elle ou de toi; laisse-moi te regarder de plus près.

LIDIO

Es-tu ivre ?

FESSEXIO

C'est bien toi, et, de plus, tu es un homme.

LIDIO

J'entends aller tout de suite où tu sais.

FESSEXIO

Dépêche-toi, va chez Fulvia; va, marchand de la campagne :àtu donneras de l'huile et auras de l'argent en échange.

lidio (femme) Eh mais, que dis-tu ?

FESSEXIO

Si je t'ai fait ou dit quoi que ce soit qui t'ait déplu, pardonne-moi; je m'aperçois que je t'avais prise par erreur pour mon maître.

lidio {femme) Qui est ton maître?

FESSENIO

Certain Lidio, de Modon, si semblable à toi que je t'ai prise pour lui.

lidio (Jemme) Mon cherFannio, hi! hi! hil hi! la chose est claire. Comment t'appelles -tu?

FESSENIO

Fessenio, pour vous servir.

lidio (Jemme)

Quel bonheur! il n'y a plus de doute O mon cher Fessenio, mon cher Fessenio, tu es à moi.

FESSEXIO

Que de caresses! Non, non; tu voudrais que je fusse à toi, hein ? mais si tout à l'heure je disais être ton valet, je mentais par la gorge; je ne suis pas plus ton valet que tu n'es mon maître; j'ai un autre maître, pourvois-toi d'un autre valet.

lidio {femme) Tu es à moi et je suis à toi.

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