‹ La CalandraChapitre 44 sur 135 · SCÈNE VI FESSENIO, CALANDRO · texte numérisé non relu

SCÈNE VI FESSENIO, CALANDRO

FESSENIO

Salut, patron; tu es en effet sauvé, car je t'apporte le salut. Donne-moi la main.

CALANDRO

La main, et les pieds avec.

FESSENIO

Croyez-vous que les reparties lui coulent de la bouche ?

CALANDRO

Qu'y a-t-il ?

FESSENIO

Ce qu'il y a, hein ? le monde est à toi, heureux homme !

CALANDRO

Que m'apportes-tu?

FESSENIO

Je t'apporte ta Santilla, qui t'aime plus que tu ne l'aimes, et qui asuire à te posséder plus

que oi-même. Je lui ai dit combien tu es généreux, beau, sage, eh! eh! eh! de telle sorte que c'est elle qui maintenant veut ce que tu voulais. Écoute, patron : elle ne t'entendit pas plutôt nommer, qu'elle fut enflammée d'amour pour toi. Tu seras un heureux gaillard.

CALANDRO

Tu dis vrai; il me dure mille années de voir ces lèvres vermeilles et ces joues de vin et de fromage.

FESSENIO

Bon, tu veux dire de sang et de lait.

CALANDRO

Ah ! Fessenio, je te fais empereur.

FESSENIO

Avec quelle grâce le bon ami me rend grâce !

CALANDRO

Eh bien, allons chez elle.

fessenio

Comment, chez elle ? Eh quoi ! penses-tu que ce soit une femme de bordel ? Il te faut y aller avec précaution.

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