ACTE II, SCÈNE IX Si
CALANDRO
Tu parles bien; j'y vais à l'instant, la bête est prête.
Montre; l'as-tu bien en point?
CALANDRO
Ah ! ah ! je parle du mulet qui est à la porte, tout sellé.
FESSENIO
Ah ! ah ! ah ! j'entendais ton histoire.
CALANDRO
Il me tarde mille années d'être à cheval, mais sur cet ange du Paradis.
FESSENIO
Un ange ? Vas-y donc. — Si je ne me trompe, la bêtise va aujourd'hui s'accoupler à la saloperie. Je veux aller devant et dire à la charmante qu'elle se tienne prête et m'attende. Oh ! oh ! oh ! voilà Calandro déjà en selle ; miraculeuse vigueur de ce mulet, capable de porter un si gros éléphant !