‹ La CalandraChapitre 63 sur 135 · ACTE III, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III

CALANDRO

Parce que tu le mérites, pendard, ribaud.

FESSENIO

Malheureux celui qui du bien qu'il fait a triste récompense. Tu m'outrages parce que je t'ai sauvé?

CALANDRO

Comment, sauvé?

FESSENIO

Comment, hein ? Je disais cela pour qu'on ne te portât pas à la douane.

CALANDRO

Et qu'en serait-il, si l'on m'y avait porté ?

FESSENIO

Qu'en serait-il, hein? tu mériterais que je t'y eusse laissé porter, tu l'aurais vu.

CALANDRO

Que diable en serait-il arrivé ?

FESSENIO

On dirait que tu viens de naître aujourd'hui : tu étais pris en fraude et saisi ; alors on t'aurait

vendu, comme toutes les marchandises saisies en fraude.

CALAXDRO

Mais, mais, tu as donc très bien fait alors; pardonne-moi, Fessenio.

FESSEXIO

Une autre fois attends la fin, avant de te mettre en colère. — Malheur à moi si je ne te le fais pas payer cher !

CALAXDRO

Ainsi ferai-je. Mais, dis-moi, qui était cette femme, si affreuse, qui s'est enfuie?

FESSENIO

Qui c'était, hein? tu ne l'a pas reconnue ?

CALAXDRO

Non.

FESSEXIO

C'est la Mort, qui était avec toi dans le coffre.

CALAXDRO

Avec moi?

FESSENIO

Avec toi, oui.

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