‹ La CalandraChapitre 87 sur 135 · ACTE III, SCENE XVII I2Ç · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE XVII I2Ç

RUFO

Voilà une des plus belles histoires que j'aie jamais ouïes; je puis te le dire, les écus nous en viendront à pleins boisseaux.

FANNIO

A savoir ; est-elle généreuse ?

RUFO

Généreuse, tu demandes ? Les amoureux ont pour cordons de bourse des feuilles de poireau : argent, habits, bétail, emplois, biens au soleil, vie même, ceux qui aiment comme elle aime donneraient tout.

FANNIO

Tu me réconfortes.

RUFO

Tu m'as réconforté toi-même, avec ton barbafiorite.

FANNIO

Je suis content que tu ne saches pas prononcer le mot, de sorte que, même le voulant, tu ne pourras pas le répéter.

RUFO

A cette heure, va trouver Lidio, et habillez-

vous. Moi, je vais chez Fulvia lui dire qu'elle aura ce qu'elle désire.

FANNIO Je serai donc la servante ?

RUFO

Tu le sais bien. Tenez-vous prêts pour quand je reviendrai.

FANNIO

En un instant; j'ai bien fait de me procurer des habits aussi pour moi.

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