ACTE IV, SCÈNE VIII
L£ VICOMTE » avec trouble.
Je le sais, Monsieur...
DE GUIBERT
Et moi aussi , pour moi-même qui , aux yeux de mou beau-frère, suis calomnié!..
RAYMOND, lui faisant signe de se taire*.
Il suffit. . .
LE VICOMTE , à Raymond.
Certainement... je ne demanderais pas mieux... mais, l'embarrassant est de vous la donner, cette explication,, sans compromettre, peut-être, d'autres personnes...
RAYMOND
Vous ne les nommerez pas, je ne vous demande pas les noms. . . mais les faits.
LE VICOMTE
C'est quMlssont , eux-mêmes , difficiles à raconter. . . ici. . . dans ce moment, sans y avoir réfléchi... sans y être préparé...
RAYMOND
Bah !.. uu jeune homme d'esprit , comme vous, doit avoic le talent de tout dire.
DE GUIBEBT.
D'ailleurs^ nous comprendrons à demi-^mot...
LE TICOMTE , à Raymond.
J'aimerais mieux ne confier cet aveu qu'avons seul..»
RAYMOISD.
Impossible!., ce n'est pas devant moi... c'est devant mon beau-frère que la calomnie a eu lieu... c'est devant lui y surtout , qu'il importe de la rétracter.
(11 fait passer le Vicomte entre de Guibert et lui*») DE GUIBERT.
C'est de toute raison... et de toute équité..»
LE VICOMTE, avec hésîtalion.
Je le sens bien... et malgré cela... (comme prenant du courage.) Eh bien! donc. Messieurs... il y a six mois, à Rouen, où je me trouvais... il y avait^à l'hôtel d'Angleterre... une femme.
DE GUIBERT
Mariée?..
* Raymond» le Vicomte, de Guibert.