SCÈNE PREMIERE
M"* DE SAVËNAY, paraissant à U porte du fond ; CÉCILE , lortant
de Tappartement à droite,
CÉCILE, avec inquiétude.
£h bien ! Madame... quelles nouvelles ?
M"' DE SAYENAY.
Mauvaises !. . . ce combat a eu lieu !. .
CÉCILE
C'est fait de moi!..
J'ignore les détails... mais il parait que M. de Saint-An-
dré est intervenu dans l'affaire^ et que quelqu'un a été blessé... très légèrement 5 il est vrai!.. N'importe... l'éclat est toujours le même... et après un tel événement^ malgré tous mes efforts pour vous défendre... et même pour vous^ croire...
CECILE
Quoi ! Madame î..
Tenez , Cécile ^ ne faisons pas de phrases et parlons franchement. 11 y a encore un moyen de vous sauver^ et no^ tre parenté... quoique éloignée... l'intérêt que je vous porte 5 les calomnies même dont j'ai été l'objet et qu'il est urgent de dissiper... tout me faisait un devoir de tenter un dernier effort en votre faveur.
CÉCILE, avec impatience.
Permettez-moi seulement...
M"' DE SAVENAT.
Écoutez-moi, d'abord, vous me répondrez après... ou plutôt il n'y a rien à répondre. M. le Marquis de Sommerville , le pair de France , l'oncle du Vicomte de Saint-André, arrivait aujourd'hui k Dieppe pour sa santé... et vous jugez de son indignation en apprenant la conduite de son