‹ La calomnie: comédie en cinq actes et en proseChapitre 115 sur 129 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

M"* DE SAVËNAY, paraissant à U porte du fond ; CÉCILE , lortant

de Tappartement à droite,

CÉCILE, avec inquiétude.

£h bien ! Madame... quelles nouvelles ?

M"' DE SAYENAY.

Mauvaises !. . . ce combat a eu lieu !. .

CÉCILE

C'est fait de moi!..

J'ignore les détails... mais il parait que M. de Saint-An-

dré est intervenu dans l'affaire^ et que quelqu'un a été blessé... très légèrement 5 il est vrai!.. N'importe... l'éclat est toujours le même... et après un tel événement^ malgré tous mes efforts pour vous défendre... et même pour vous^ croire...

CECILE

Quoi ! Madame î..

Tenez , Cécile ^ ne faisons pas de phrases et parlons franchement. 11 y a encore un moyen de vous sauver^ et no^ tre parenté... quoique éloignée... l'intérêt que je vous porte 5 les calomnies même dont j'ai été l'objet et qu'il est urgent de dissiper... tout me faisait un devoir de tenter un dernier effort en votre faveur.

CÉCILE, avec impatience.

Permettez-moi seulement...

M"' DE SAVENAT.

Écoutez-moi, d'abord, vous me répondrez après... ou plutôt il n'y a rien à répondre. M. le Marquis de Sommerville , le pair de France , l'oncle du Vicomte de Saint-André, arrivait aujourd'hui k Dieppe pour sa santé... et vous jugez de son indignation en apprenant la conduite de son

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