ACTE V, SCÈNE I
neveu. . . car le Marquis est religieux et moral !. . Je Fai beaucoup connu autrefois !.. beaucoup... et entre gens de qualité^ on s'entend aisément, on parle la même langue. Il a compris comme moi qu'un mariage était indispensable... il se charge d'y décider son neveu... son seul héritier...
CÉCILE, de même.
Mais 9 Madame...
Il cherchait pour lui un riche parti... car le Vicomte est sans fortune... la vôtre est fort belle... la famille consent... moi aussL..
CÉCILE, ne se contenant plus.
£t moi 9 Madame... je refuse !
Après ce qui s'est passé!..
• Mais il ne s'est rien passé... et puisque vous daignez ^ dites-vous, me porter quelque intérêt... quelque amitié... Je vous en demande une preuve... la plus grande de toutes... emmenez-moi, partons d'ici ?
Eh ! que ne dira-t-on p^s?..
c:tciLE.
Tout ce qu'on voudra... pourvu que je parte... que je m'éloigne...
M"* DE s AVE > A Y.
Il y a dans cette résolution subite quelque nouveau mystère.
CÉCILE
Aucun ^Madame.
51 ■• DE SAVEXAY.
Si 5 Mademoiselle... et comme je ne veux pas 5 encore à mon insu 5 jouer un rôle indigne de moi... j'entends quo vous n'ayez plus ni secrets ni restrictions. H me semble d'aiUeurs^ qu'après tout ce que j'ai fait pour vous... j'ai quelques droits à votre couGance... parlez , et je consens à vos demandes... je vous emmène à l'instant même.
CÉCILE , avec impatience et douleur.
Mais que voulez-vous que je vous dise?., je n'ai rien à vous avouer.
M"" DE s AVEN A Y.
Quoi ! M. de Saint- André ?..