‹ La calomnie: comédie en cinq actes et en proseChapitre 120 sur 129 · COQUENET, M- DE SAVENAY, CÉCILE, RAYMOND · texte numérisé non relu

COQUENET, M- DE SAVENAY, CÉCILE, RAYMOND

RAYMOND

Partir!., et pourquoi donc?..

CÉCILE

Mais tout ce qui arrive... tous ces bruits effrayans !..

RAYMOND, souriant.

Tout va à merveille... je suis accouru avec M. de Saint- André juste au moment où le combat commençait... Impossible de faire entendre raison aux deux adversaires... et c'est en me jetant entre eux que j'ai reçu cette égratignure^

(Montrant sa main enveloppée d'rni morceau de taffetas noir.) seule

goutte de sang qui ait coulé dans cette mémorable af-* faire,..

2'2k LA CALOMMK,

On préteudait que M. de Saint- André était bleissé...

CÉCILE

Et très dangereusement..

COQUENET.

C'est Belleau^ le garçon de bains ^ qui m'a dit le tenir d'un témoin oculaire...

RAYMOND

« Et voilà justement comme on écrit Ttiistoire ! »

Croyez donc 5, après cela^ ;aux récits des grandes ^batailles... Du reste, après la guerre... la paix!., elle vient d'être signée... M. de Saint- André et moi, avons donné à Lucien des raisons si claires, si évidentes, si positives... que celui-ci a tendu la main à son adversaire...

COQUENET.

En vérité...

(Il va s'asseoir près de la tahle à gauche, et y reste à lire les journaax

jusqu'à la fin de la scène.)

RAYMOND , à Cécile.

Maintenant... comme je te l'avais ["pr omis... plus de soupçons. . . ils sont tous dissipés. . . Lucien va venir réclamer de toi cette main qui lui appartient... pour laquelle il

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