COQUENET, M- DE SAVENAY, CÉCILE, RAYMOND
RAYMOND
Partir!., et pourquoi donc?..
CÉCILE
Mais tout ce qui arrive... tous ces bruits effrayans !..
RAYMOND, souriant.
Tout va à merveille... je suis accouru avec M. de Saint- André juste au moment où le combat commençait... Impossible de faire entendre raison aux deux adversaires... et c'est en me jetant entre eux que j'ai reçu cette égratignure^
(Montrant sa main enveloppée d'rni morceau de taffetas noir.) seule
goutte de sang qui ait coulé dans cette mémorable af-* faire,..
2'2k LA CALOMMK,
On préteudait que M. de Saint- André était bleissé...
CÉCILE
Et très dangereusement..
COQUENET.
C'est Belleau^ le garçon de bains ^ qui m'a dit le tenir d'un témoin oculaire...
RAYMOND
« Et voilà justement comme on écrit Ttiistoire ! »
Croyez donc 5, après cela^ ;aux récits des grandes ^batailles... Du reste, après la guerre... la paix!., elle vient d'être signée... M. de Saint- André et moi, avons donné à Lucien des raisons si claires, si évidentes, si positives... que celui-ci a tendu la main à son adversaire...
COQUENET.
En vérité...
(Il va s'asseoir près de la tahle à gauche, et y reste à lire les journaax
jusqu'à la fin de la scène.)
RAYMOND , à Cécile.
Maintenant... comme je te l'avais ["pr omis... plus de soupçons. . . ils sont tous dissipés. . . Lucien va venir réclamer de toi cette main qui lui appartient... pour laquelle il