ACTE ï, SCÈNE T
BELLE AU , loi en doDnaut uo.
Voilà ^ Monsieur... je le lisais..,
COQUENET, lisant.
« La faiblesse et la stupidité de Fadministration...» A la bonne heure... «ont paralysé toutes les sources de Tin- »dustrie...» C'est bien, je me retrouve... me voilà chez moi... avec celui-ci, je sais toujours d'avance ce que je vais lire.
BELLEAU
£h bien ! alors , qu'est-ce que vous y gagnez?..
COQUENET.
Ça m'instruit, ça me tient au courant... (Lisant.) «Par » malheur, pour le pays, le personnage le plus influent est »iM. Raymond qui, jadis avocat médiocre , est devenu mi- »nistre... on ne sait comment... i»
LUCIEN, vivement.
On ne sait comment ?..
( Herminie lui fait signe de se taire.) COQUENET, continuant.
« Risque de tout perdre...» Ça se pourrait bien... et ça ne m'étoiinerait pas , d'après ce qu'on sait de lui.. •
PREMIER BAIGNEUR
Un homme indigne !
DEUXIÈME BAIGNEUR
Mauvais citoyen !
PREMIER BAIGNEUR
Mauvais administrateur !
TROISIÈME BAIGNEUR
Mauvais fiis !
COQUENET.
Voilà ce que je ne lui pardonne pas ; il parait qu'il a chassé son père de chez lui... Vous m'avouerez que c'est atroce.
LUCIEN , passant au milieu du théâtre.
Lui! Raymond?., le connaissez-vous, Monsieur?..
COQUENET.
Parfaitement... par mon journal... car^ du reste ^ nous ne nous sommes jamais vus... ce qui est tout natureL., lui^ premier ministre, et moi , Coquenet, propriétaire électeur de la ville de Dieppe, que je n'ai jamais quittée...