ACTE II, SCÈNE III
vivement près d'elle.) c'est-à-dire avec VOUS, Raymond... j'oserais bien... mais ce que j'ai à demander, c'est au Ministre... et j'ai peur.
RAYMOND
Pourquoi donc?., si c'est juste...
CÉCILE
Ah! c'est de toute justice... Des marins... des pêcheurs,, w ceux qui tantôt conduisaient notre barque... ils sont bien pauvres, ils ont beaucoup d'enfans , qui n'ont qu'eux pour vivre... et malgré cela, lors de la dernière tempête... ils se sont exposés pendant toute une nuit... l'un a ramené abord trois passagers... et l'autre en a sauvé quatre... et ils n'ont eu pour toute récompense... que la joie de leurs enfans, qui croyaient avoir perdu leur père... Ai-je tort. Monsieur, de m'intéresser à eux et de vous les recommander?
RAYMOND
Non, sans doute... je m'occuperai d'eux... dès aujourd'hui, dès ce matin... tu peux lé leur dire.
CÉCILE
J'y vais à l'instant ! quel bonheur !. . de leur porter la promesse formelle du Ministre... du Ministre lui-même...
( Coquenet entre' par une des portes de gauche ; il entend ces derniers mots, et voit Raymond embrasser Cécile sur le front. Cécile sort par là porte du fond«)
.Vi LA CALOMNIE,