LUCIEN, M- DE SAVENAY
LUCIEN , avec désespoir.
Ah ! ce n'est pas moi qu'il faut convaincre... je crois plus que jamais à sa pureté, à sa vertu... mais les autres!..
M"* D£ SAVENAY, avec dignité.
Gela me regarde!., car maintenant, je suis intéressée plus qu'elle à faire connaître la vérité , et ce sera facile...
LUCIEN, avec doute.
Vous croyez?
M"' DE s AVEN AT.
J'en suis sûre !.. quelques misérables ont pu, dans l'ombre, répandre de pareils bruits ; mais quand, moi, la marquise de Savenay... je me montrerai... ils n'oseront sentenir nM>n regard , et un mot de moi suffira pour les coBfendre!.. qu'ils viennent... je les attends!..
MiCiEN , avec impatience.
Mais c'est qu'ils ne viendront pas !.. et en attendant, ce^ 1)nHts circHlcnt, et que leur opposerez-votts?..
La vérit<^...
LVCiEn , avec Impatiende.
iRh ils ne voudront pas l'entendre. .-. il y a tel mensonge > tpii 9 répété par la foule ^ acquiert la force de l'évidence ; on ne discute plus une calomnie qui circule ; c'est une monnaie que l'on reçoit , que l'on rend^ qui a cours partout ; et loin d'en effacer l'empreinte ^ la circulation ne fait "que la rendre plus palpable et plus saillante... Vous-même, souvent, l'avez accueillie de bonne foi, sans vous en douter... et , peut-être , vous finirez encore comme les autres, par vous laisser entraîner au torrent !.>
Parlez pour vous...
l.TTCIÏN.
>ioi. Jamais. V.
«"• DE BAVENAY.
Vous, Monsieur?., mais moi... je saurai y résister*., et faire triompher la vérité... il y a en elle un accent auquel