ACTE m, SCÈNE VIII
If** DE SAYENAY, à Lucien, d'un air de triomphe.
Eh bien ! vous le voyez ^ Monsieur^ ilii'est pas si difficile (l'éclairer ces gens-là L,
LUCIEN
Parlez, de grâce... je vous écoute?..
COQUENET.
C'est tout ce que je demande... (Passant entreeux deux.*) Eh bien! Madame, je sollicitais une place, où j*avais des droits, et que j'allais obtenir , lorsque M. Rabourdin , mon concurrent, m'a représenté, au Ministre, comme un homme sans capacité, sans talent, sans considération... oui , Monsieur, lui, mon concurrent... lui-même!., c'est connu de toute la ville... chacun vous le dira, car je ne m'en suis pas caché... et quoiqu'il arrive, c'est un homme perdu de réputation. . . Aussi , moi , qui vous parle, f aimerais mieux ne pas avoir de place... que de l'avoir à ce prix-là.. • mais enfin on m'attaque... je dois me défendre. . . vous comprenez, et c'est pour mon honneur, maintenant, que je tiens à être nommé, pas pour antre chose.
LUCIEN et M"* DE SAVENAY, avec impatience.
Eh bien ! Monsieur ?..
* Lucien, Coquenet, M"* de Savenay.
le
l/i6 LÀ CALOMNIE,
GOQUENET.
Je m'étais d'abord adressé à M*"* de Guibert^ la soeur du
Ministre 5 dont le crédit a échoué... et alors... j'ai eu l'heureuse idée d'implorer votre protection toute puissante...
A moi^ Monsieur 5 qui n'ai aucun pouvoir...
COQUENET.
Gela vous plaît à dire... (Hésiunt.) Mais vous savez mieux que moi... et nous savons tous, que par mademoiselle votre nièce...
LUCIEN et M"' DE SAVENAY.
Gomment?..
COQUENET.
Vous pouvez tout sur elle... qui peut tout sur le Ministre... témoin encore ce matin... ces places nombreuses qui ont été accordées par M"* Cécile , à votre reconmiandation...
M"* DE SAVENAY, a vec indignation, voulant parler.
Monsieur!..
GOQUENET, continuant plus vivement.
Témoins, ces quinze mille francs de pension que vous avez obtenus pour vous-même...