ACTE III, SCÈNE VIII
M"* DE SAYENAY, avec oolëre.
Quinze mille francs !..
LUCIEN , de même, à M** de Savenay.
Otez-Ieur donc^ maintenant, de l'idée!..
(Lucien remonte le théâtre et redescend à droite près de Bl*' de
Savenay.*)
GOQUENET, continuant toiyours.
Et pourquoi , je vous le demande , refuser votre protection à un honnête homme... à un père de famille... vous ne Faurez jamais accordée à quelqu'un qui vous soit plus dévoué, plus reconnaissant.. (Baissant la voix.) et s'il le faut même... s'il faut des sacrifices...
M** DE SAVENAY , poussant UD cri d'indignation.
Ah! je suffoque... je me trouve mal... et quand je devrais traduire celui-ci devant le procureur du roi!..
COQUENET, étonné.
Moi, mon Dieu, que vous ai-je donc fait?..
LUCIEN , à demi-Yoix et avec impatience.
£h! Madame ! comme je vous l'ai dit., vous voyez bien qu'il n'a pas cru vous offenser, qu'il est de bonne foi, et ce qu'il y a de pire, c'est qu'il n'est pas le seul..
* Coquenet, M** de Savenay, Lucien,
i/»8 LA CALOMNIE,
COQUElfET.
Ils me Tont tous conseillé... et M"' de Guibert m'a dit r iMoncherprotégé^ je ne puis rien pour vous... mais voyez ces darnes^ qui ont tout pouvoir... c'est la seule manière d'arriver...» Après cela ^ si je m'y prends mal., excusezmoi?..
M"* DE 8AVENAY, se Contenant k peine.
Ah ! c'est de M"* de Guibert que vient tout cela?..
LUCIEN, à dcmi-Yoix.
Modérez-vous , de grâce... elle est avec son mari et avec un étranger...
M"' DE SAVERAT.
Tant mieux, plus il y aura de témoins 5 plus le démenti sera éclatant... et voici l'occasion que j'attendais pour les faire rentrer tous dans la poussière... soyez tranquille^ ce ne sera nas long...