‹ La camaraderie; ou, La courte-échelleChapitre 12 sur 98 · Scène IV · texte numérisé non relu

Scène IV

Zoè9 Edmond, Agathe

Zoé. Arrivez donc, monsieur le vainqueur ! arrivez ! vous allez trouver ici des camarades de la pension 25 qui s'occupaient de vous.

La Camaraderie 8*- Actei. Se. iv.

Edm., troublé. Ah ! que vous êtes bonne !... je ne m'attendais pas au plaisir de rencontrer mademoiselle de Miremont... et sachant l'intérêt que vous daignez me porter, je venais vous apprendre un succès que vous connaissez déjà. 5

Zoé. C'est égal î c'est bien à vous, et je vous remercie de venir recevoir mes compliments.

Agathe. Et moi, monsieur, je suis bien heureuse de vous exprimer ma reconnaissance ; car, hier, quand vous êtes accouru à l'hôtel en présence de 10 mon père et de ma belle-mère m'annoncer cette bonne nouvelle, j'ai dû vous paraître bien indifférente ou bien ingrate ?

Edm. Non, mademoiselle.

Agathe. A peine si je vous ai parlé. 15

Edm. C'est vrai... mais en me voyant vous m'avez tendu la main comme autrefois à la pension.

Agathe. Oui, je m'en souviens ; cela voulait dire : " Bonjour, Edmond, bonjour notre frère !" et nous vous le disons encore. 20

{Les deux femmes lui tendent chacune la main qu'il serre da?îs les siennes.)

Edm. Ah ! quels souvenirs vous me rappelez ! Hier, au moment où je gagnais votre procès...

Agathe. Dites le nôtre ! 25

Edm. C'est à ma pauvre sœur... c'est à elle que je

pensai tout d'abord !... {aux deux femmes) c'était

encore penser à vous, puisque dans mon souvenir

vous êtes inséparables ; et je me disais : " Que

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