‹ La camaraderie; ou, La courte-échelleChapitre 82 sur 98 · Scène X · texte numérisé non relu

Scène X

Edmond, Cèsarine ; Zoè, ouvrant vivement la porte 5

Zoé. Qu'est-ce ? qu'y a-t-il ?

Ces., à Zoè. Monsieur qui me demande la main d'Agathe, ma belle-fille !

Zoé. Mon dieu !

Ces., regardant Zoé. Qu'il aime... qu'il adore... 10 depuis longtemps...

Edm. Oui, je n'ai jamais aimé qu'elle !

Zoé. Y pensez-vous?

{Elle veut passer près d'Edmond et Cèsarine la

retient par la main.) 15

Elm., vivement. Oh ! je lui ai tout dit, tout avoué. Elle est si bonne, si généreuse ! elle m'a promis son appui.

Ces. Certainement ; trop heureuse de vous protéger, de vous servir... 20 {Elle va à la cheminée et sonne vivement.)

Zoé. De vous servir... vous !

Edm., à Zoè. Eh ! oui, vraiment... vous l'entendez !... je n'ai maintenant que des amis.

Ces. Mes chevaux à l'instant ! il faut que je sorte ! 25 [120]

La Camaraderie 8^ Acte v. Se. i.

Edm., passant près de Cêsarine. Ah ! madame,

que de reconnaissance !

Ces. Oui, oui, comptez sur moi tous les deux ! je

vous le promets, je vous le jure. A bientôt, Zoé ;

nous nous reverrons ! 5

Edm. Je cours chez monsieur de Miremont. Ces. Et moi, chez le ministre... Il sera temps

encore, je l'espère.

{Elle sort par la porte à gauche^) Edm., entrant chez monsieur de Miremont à droite. 10

Ah ! je suis sauvé !

Zoé, sortant par la porte du fond. Il est perdu !

Page 1