‹ La camorra mysteres de NaplesChapitre 18 sur 20 · LA CA MO H R A · texte numérisé non relu

LA CA MO H R A

UAFKAKLIi CAUKKUA, DIT LK LUCIAMICLLO (I.’UOMMK DU O U Al SAINTE-LUCIE).

C’est un vrai l\pe (le camorriste, non des plus mauvais, mais des plus curieux. Je passe ses antécédents avant et pendant la révolution, ses vols à la Darsena (la Darse), — où il était employé pour la forme, car il n’y passait qu’une heure ou deux dans la matinée (ses chefs ne le dénonçaient point parce qu’ils le savaient entouré de picciotti di sgarro qui auraient pu leur faire un mauvais parti), — son expulsion de cet établissement pour un vol elïronté qu’il avait essayé d’y commettre, et ses industries diverses dans tous les mauvais lieux du pays. Mais ce que je veux indiquer, c'est un nouveau genre de camorra : les extorsions qu’il pratiqua dans la manufacture de tabacs, de concert avec certains patrons, au préjudice de certaines ou-

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vrières. Il avait imposé à ces pauvres femmes un tribut d’un ou deux carlins par semaine, sous peine de diminution du nombre de feuilles à rouler qu’on leur distribuait. En môme temps, il volait le tabac de la régie et le faisait manipuler chez lui clandestinement. Il fut surpris, le 5 août 1861, au moment où il pratiquait un trou dans un mur pour pénétrer dans le dépôt des cigares de la manufacture royale, et il demanda aux agents qui vinrent l’arrêter de le laisser libre, en leur offrant une récompense honnête de deux cents ducats!

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