‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 107 sur 326 · UV'RE II, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

UV'RE II, CHAPITRE III

C’est un spectacle superbe de voir l’élan de ces braves troupes; séparées par les obstacles qu’elles rencontrent, elles arrivent par petits groupes, puis se rallient et sc reforment à la voix de leurs officiers. — Combien sont tombés glorieusement sous le feu de l'ennemi , marquant de leur sang la route que devaient suivre nos bataillons victorieux (1) !

LX. — La 2- division, de son côté, s'était lancée sur l’autre revers de ces positions , garnie aussi de nombreux défenseurs.

A droite, la 1" brigade, sous les ordres du général Douay, agissant de concert avec la 3' division (Bazaine), pénétrait, après un sanglant combat, dans le village même de Solferino. — A gauche, c’est le général Négrier commandant la 2' brigade. Le colonel de Gravillon, chef d'état-major de la division, est venu se mettre à sa disposition, ainsi que le sous-chef d’état-major, le commandant Leroy, dont le cheval est frappé de deux balles. — Deux balles frappent aussi celui du général. Son aide de camp, le capitaine Faucher, a le hras fracassé. Près de lui, M. de Fossa, capitaine, a l’épaule traversée. C’est sous le feu le plus meurtrier que les chefs prennent leurs dispositions d’attaque ; c’est sous une grêle de projectiles, que les soldats avancent avec une inébranlable résolution, pour arracher définitivement à l’ennemi

(I) Sur 889 hommes hors de combat portés à l'historique de la 3* division du 1" corps, il y avait 51 officiers, parmi lesquels 11 tués sur le champ de bataille.

CAMPAGNE D’ITALIE

ce centre important de la défense. Le colonel de Taxis (6 Ie) est gravement blessé. Le lieutenant-colonel Hémard, qui a pris le commandement du régiment, a la poitrine traversée de deux balles (1). Le 1" corps d’armée compte 234 officiers tués ou blessés, et près de 4000 hommes hors de combat . Ce chiffre ne dit-il pas à lui seul les efforts énergiques de ce corps, ses attaques audacieuses incessamment répétées et la résistance opiniâtre de l'ennemi.

LXI. — Dès que l’Empereur s’est assuré que toutes les positions de Solferino sont en notre pouvoir, il descend du mont Fenile et se porte en avant sur les traces de ses troupes victorieuses.

Pendant qu’elles couronnaient les hauteurs de Solfierino, le lieutenant Monéglia s’engageait avec une portion des chasseurs de la garde , au pied du mamelon de la Tour, dans un chemin étroit qui contournait le vdlage

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