‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 121 sur 326 · LIVRE 11, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE 11, CHAPITRE IV

sera le plus acharné. C’est là que tomberont de braves officiers, dont la mort seule peut arrêter les élans audacieux.

Dans le même moment, les Autrichiens tentent un nouvel effort, pour se jeter entre la droite du 2' corps et le général Niel. — Ces tentatives constantes, repoussées par l’artillerie, par la cavalerie, par l’infanterie, sont toute l’histoire de cette rude bataille, qui se livra dans la plaine de Medole, pendant que le 1" corps garnissait victorieusement les hauteurs de Solferino, et plantait le drapeau de la France sur le mont des Cyprès et sur celui de la vieille Tour.

Les tirailleurs algériens se sont jetés, tête baissée, sur une redoute que les Autrichiens ont élevée sur le premier mamelon du mont Fonlana, et, malgré le feu redoutable qui de toutes parts les accable, ils s’y logent audacieusement. Mais les autres mamelons sont encore au pouvoir de l’ennemi, qui fait un feu d’artillerie et de mousqueterie très-vif, pendant qu’une colonne considérable s’avance pour reprendre la position conquise. — Après une lutte terrible, les tirailleurs indigènes sont forcés de se replier et de la céder aux Autrichiens.

Un bataillon du 45* et une portion du 72% conduits par le colonel Castex accourent aussitôt pour soutenir les tirailleurs , et le mamelon attaqué de nouveau avec énergie est de nouveau emporté, mais pour retomber encore au pouvoir de l’ennemi qui se grossit à tout instant par de nombreuses réserves. — C’est le prince de Hesse qui tient celte position et qui combat au

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premier rang de sa personne avec une vaillance sans égale.

LXXI. — C’est alors qu'apparalt la garde, d’abord l’artillerie à cheval (1). Sur l’ordre du général Lcbœuf, le général de Sévelinges s’est porté en avant avec une colonne de pièces sans caissons, et vient se placer à l’entrée de la vallée, dont le village de Cavriana occupe le fond , afin de prendre d’enfilade et d’écharpe la route même de Cavriana.

Quatre pièces sont en même temps lancées sur la croupe du mont Fontana ; les attelages ont grand’peine à traîner les canons dont les servants soutiennent et

(1) L’artillerie de la garde, commandée par le général de Sévelinges, a joué un trop grand rôle dans la bataille de Solferino, pour qu’il ne soit pas très- important de connaître quel était, à ce uioment-là, son effectif.

Commandant de Sévelinges, général de brigade.

Régiment d’artillerie à cheval (de Rochcbouet, colonel).

4 batteries au complet do guerre. Régiment d’artillerie à pied (Lefrançois, colonel).

4 batteries mixtes (f. f. batteries montées).

Pare de la garde.

2 batteries de parc sous les ordres d’un chef d’escadron du régiment à pied, conduisant les munitions d’artillerie, d’infanterie et de cavalerie pour la garde impériale.

(2 autres batteries semblables étaient prochainement attendues de France.)

L’artillerie de la garde ne fut jamais indivisionnée; elle comptait à part, étant considérée comme une réserve d'artillerie; les batteries pouvaient être attachées temporairement à une division pour une opération, mais elles rentraient ensuite & leur centre, comme à une brigade séparée.

Le 24 juin, l’artillerie de la garde présentait un effectif de 2400 chevaux.

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