LIVRE II, CHAPITRE IV
droite se livre dans la vaste étendue de terrain, que les Italiens appellent : Campo ili Medole. Les projectiles autrichiens ont grand’peine à atteindre l’extrémité de la colline où s’est placée l'artillerie de la garde; mais (écrit le général de Sévelinges)les fantassins autrichiens, en partie couverts par des tranchées creusées pour les petites guerres des années précédentes, envoyaient, protégés par ces abris, une grêle de balles qui frappaient beaucoup d’hommes et de chevaux.
Là, comme pendant toute cette journée, ressortit la
entre les confins de la'Kabylie et la Mina. Son nom fut cité plusieurs fois dans las rapports des généraux commandant les colonnes.
Rentré en France, il fut nommé chef d'escadron, le 16 avril 1844, au 11* régiment.
Lieutenant-colonel, le 14 juillet 1845, il fut chargé du commandement de l'artillerie (personnel et établissement) dans la province d’Oran, alors commandée par le général Pélissier, il contribua avec une grande activité à l’importante opération de l’armement des côtes, où tout était à créer.
Colonel le 24 octobre 1851 , il fut appelé à la direction de l’artillerie à Toulon.
Colonel du 1" régiment à Metz, le 7 décembre 1851, du 7* le 16 mars 1854, il prenait le commandement de l’artillerie du premier corps d’armée du camp du Nord, de juillet 5 octobre 1854.
Général de brigade, le 21 mars 1855, il reçut le commandement de l'artillerie à Metz, un des postes les plus importants.
Appelé, le 2 janvier 1858, à commander l'artillerie de la garde impériale, c’est à la télé de ce corps d'élite qu’il fit la campagne d’Italie de 1859.
On voit, par ce lapide aperçu des services du général de Sévelinges, qu’il a fait son éducation militaire sur les champs de combat. Sa garnison a été l’Afrique, et c’est en se signalant par son aptitude spéciale, son énergie et sa bravoure personnelle, qu il a conquis tous ses grades jusqu’à celui de colonel.
Sa brillante conduite à Magenta et à Solferino lui valait le grade élevé de général de division.
supériorité incontestable de notre artillerie nouvelle , sa justesse de tir, sa mobilité et surtout sa portée < xcessive. Les réserves de l’ennemi , massées à une distance où elles se croyaient à l’abri de notre artillerie, étaient décimées par nos projectiles allongés, soit qu’ils eussent manqué les premières lignes, soit qu’ils arrivassent par ricochets au centre môme de ces réserves (1).
LXXII. — Le général Morris, placé, ainsi que nous l’avons vu, avec la cavalerie de la garde à l’extrême droite du 2' corps , avait suivi pas à pas ses mouvements, en faisant obseiver soigneusement les terrains boisés , qui s’étendaient devant lui et servaient de rideau aux approches de l’ennemi.
Une portion de chasseurs d'Afrique, sous les ordres du commandant de Lavigerie, forme une ligne de tirailleurs. Plusieurs fois, ils ont dù repousser l'infanterie ennemie des fourrés dans lesquels elle s’abrite, et couvrir la droite des mouvements du maréchal de Mac- Mahon.
Le terrain est enfin devenu plus favorable; la division forme trois échelons, le général Cassaignolles marche avec la première ligne , qui se compose des chasseurs recrutés parmi nos beaux régiments d’Afrique et du brillant régiment des guides impatient d’un glorieux baptême.
(1) Le feld-maréclial Hess disait plus tard au généra! Fleury à Vérone : « Vos canons rayés décimaient nos réserves. »