LIVRE II, CHAPITRE V
Renaull, se portait dans la même direction, moins deux bataillons du 23e laissés à la gauche de Medole, et s’établissait sur 2 lignes, à droite et à gauche de la Seriola Marchionale, se reliant par sa gauche à la droite du 4' corps (1).
LXXXVm. — C’est sur la gauche en effet, que les Autrichiens se sont reportés, en voyant l’impossibilité d’envelopper l’extrême aile droite de l’armée, successivement appuyée par les deux brigades de la division Renault.
Là, ils rencontrent la division Yinoy. — Celle-ci» son chef en tête , avait continué sa marche en avant ; elle doit pousser droit devant elle jusqu’à la route de Castiglione à Goito, et ensuite prenant à droite, se porter sur Guiddizzolo; mais elle n’avait pas tardé à rencontrer l’ennemi, car ces positions qui assuraient en cas d’échec sa retraite sur Goito et Volta, étaient pour lui d’une grande importance. — La résistance opiniâtre des Autrichiens , aussi bien que leurs retours acharnés sur ce point, avait donc deux buts : paralyser de ce côté les mouvements de l’armée française, et se ménager une grande ligne de retraite.
(I) Rapport du général Renault , commandant la 1” division dit 3* corps.
« A une heure (le l'après-midi, la division de Luzy, ayant quitté ses positions pour se porter sur Rebeceo , je me suis avancé, d’après vos ordres, pour la remplacer avec toutes mes troupes, à l'exception de deux bataillons du '2.V, laissés it la garde de Mciole. »
Il 15
Le général Vinoy a jeté sur sa droite le 52» de ligne, qui a déployé un de ses bataillons en tirailleurs, se portant ainsi sur la gauche du général de Luzy.
LXXXIX. — Pendant ce temps, le 6"' bataillon de chasseurs (commandant de Potier) a continué sa marche avec la compagnie du génie et k pièces d’artillerie sous les ordres du capitaine Oelauze; la roule qu'ils suivent est (racée dans le bois. Bientôt, aux massifs de mûriers qui couvraient la présence de l’ennemi et masquaient son approche, succède une vaste plaine complètement découverte et d’une étendue de 3 kilomètres environ. L’artillerie se met immédiatement en batterie sur la lisière, protégée par l’infanterie qui s’embusque derrière elle et sur ses flancs. — S’aventurer dans la plaine est impossible : car la division ne s’est pas encore entièrement ralliée, et l’on voit de tous côtés déboucher de fortes colonnes d’infanterie et de cavalerie autrichiennes soutenues par une artillerie nombreuse.
De son côté, la division de Luzy est fortement engagée sur Rebecco ; le général Yinoy n’a en ce moment que sa 1" brigade avec lui.
Le général Niel, commandant en chef le 4m' corps, fait dire au général de Failly de iiâler sa marche pour venir se mettre en ligne, et ordonne au général Vinoy de prendre une direction oblique en se rapprochant par une de ses ailes du 2mc corps : car l’ennemi devient