‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 150 sur 326 · LIVRE II, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE V

soldats n’ont plus d'officiers pour les coinmauder (1), mais ils marchent résolument; ils arrivent ainsi en vue* ■* des premières maisons de Guiddizzolo. — Là, ces quatre frêles bataillons, soutenus par deux bataillons de la division de Failly, se trouvent en face de forces supérieures, qui reforment des colonnes d’attaque et s’avancent on masse, faisant pleuvoir devant elles une grêle de balles et de boulets; ils doivent rélrogader.

La fatigue , l’épuisement, les brisait ; car le 4' corps marche et combat depuis huit heures, sur un terrain complètement dépourvu d’eau , par nne de ces chaleurs étouffantes qui recèlent en soi l’orage près d’éclater (2).

(1) yoles sur la 1™ division du V corps. (Général de I.u/.y.)

(2) « On ne se ferait (écrit le général Vinoy) qu’une idée bien incomplète de l’énergie de nos soldats, ainsi que des fatigues qu’ils ont eues à supporter, si l’on ne tenait pas compte de la situation dans • laquelle ils se sont trouvés pendant cette action de 18 heures, depuis 3 heures du matin, heure de départ, jusqu’à 9 heures du soir, moment de Installation au bivouac. Avant leur départ de Carpenedolo , ils n’avaient pris que le café; et, pendant toute la journée, ils n’ont pas eu un seul instant pour prendre la moindre nourriture.

« Combattant sous un soleil ardent, au milieu d’un terrain sans eau, ils ont eu a lutter, non-seulement contre les Autrichiens , mais encore contre la faim, la chaleur et la soif, ennemis bien redoutables aussi. — Nos canonniers, servant sans relâche leurs pièces, au milieu d’une plaine sans abri, étaient exténués de fatigue; et pourtant aucun de nos soldats, fantassins et canonniers, n’a failli à son devoir; tous ont bien mérité I

« Ouand on songe à l’énergie qu’il faut avoir pour se maintenir dans des conditions pareilles, on ne peut se défendre d’une grande admiration pour une armée si dévouée, si brave, et si pleine d’abné- . galion dans les circonstances périlleuses et difficiles. »

(Soie coinmtmi<]ut<e i l'auteur.)

CX. — C’est alors que le général Niel veut tenter un dernier effort et donne ordre au général Trochu, qu’il a tenu jusque-là en réserve, de marcher à l’ennemi. — 11 est 3 heures (1).

Le général (2) se porte rapidement devait le front de

(1) Rapport du général Trocliu.

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