‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 181 sur 326 · LIVRE II, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE VI

une glorieuse part à la bataille. Ainsi les quatre corps d’armée et la garde impériale se trouvaient sous les ordres de maréchaux de France.

CXXX. — L'Empereur entrait à Cavriana, au moment où les dernières colonnes autrichiennes quittaient à

de Rome fut résolue, le colonel Niel fut nommé chef d’état-major du génie au corps expéditionnaire de la Méditerranée. Général de brigade deux mois après, il était appelé au commandement du génie de l’expédition. Il rendit dans ces importantes fonctions des services signalés, et, après la capitulation de la place, le général en chef lui donna, en témoignage de sa haute satisfaction, la belle mission d’aller à Gaète porter les clefs de Rome au Saint-Père.

Après avoir exercé les fonctions de chef du service du génie au ministère de la guerre, il fut nommé membre du comité des fortifications , puis général de division en 1853. Le général Niel avait au plus haut degré la passion de l'arme qu’il avait choisie, et, dans la position élevée qu’il devait à ses services, il continuait encore des études, que dans sa pensée, il regardait toujours comme incomplètes. Lorsque la guerre fut déclarée en Orient, et que l’Empereur envoya un corps expéditionnaire dans la Baltique, sous les ordres du général Baraguey d'Hilliers.le choix du ministre appela le général Niel à commander le génie. La prise de la forteresse de Uomarsund ajouta un titre de plus à tous ceux que le général avait acquis déjà dans son active et laborieuse carrière. Aide de camp de l’Empereur, en 1855, il fut envoyé en mission devant Sébastopol, pour apporter à ce siège difficile et redoutable sa part de lumières et de vieille expérience.

Nommé après la mort du général Bizot, commandant en chef du génie de l’armée d’Orient, il prit la direction du siège et contribua puissamment à son succès. Après l’assaut donné le 8 septembre, il fut nommé grand’eroix de la Légion d’honneur.

Lorsque l’Empereur forma ses corps d’armée pour la campagne d'Italie, sa, haute confiance désigna le général Niel pour le commandement du 4* corps. — A Magenta, il combattit vaillamment avec une de ses divisions. — A Solferino, il devait, pendant toute une longue journée de combats incessants, soutenir de formidables attaques, et empêcher l’ennemi d’accomplir le projet qu’il avait formé d’envelopper l’aile droite de l’armée française.

journée du 24 juin lui valait le bâton de maréchal de France.

CAMPAGNE D’ITALIE

peine ce village dans lequel, le matin même, s’était arrêté l’empereur François-Joseph. — Son quartier impérial s’établissait dans la maison qui avait abrité quelques heures auparavant le souverain de l’Autriche (1).

Autour de Napoléon III, tout dit encore les espérances à peine évanouies du vaincu de Solfcrino; — les traces de la victoire se confondent avec celles de la défaite.

Depuis le matin l’Empereur était à cheval. Toute l'armée l’a vu traverser la plaine, au plus rapide galop de son cheval, pour aller rejoindre le maréchal de Mac- Mahon et conférer avec lui, puis gravir les hauteurs du

(1) De son quartier impérial de Cavriana, l’Empereur adressait à son armée l'ordre du jour suivant, en date du 25 juin :

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