‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 23 sur 326 · LIVRE 1, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE 1, CHAPITRE

* Sire, notre reconnaissance pour Votre Majesté et pour la grande nation que vous avez été appelé à rendre plus grande encore, sera manifestée avec plus d’énergie par toute l'Italie rendue libre* mais, nous sommes fiers, en attendant, d’ôlre les premiers à l’exprimer, comme nous avons été les premiers à être délivrés de l’odieux aspect de la tyrannie autrichienne.

« Permettez-nous, Sire, de saluer Votre Majesté par ce . cri de notre peuple :

« Vive Napoléon III! Vive la France!

« Milan, le 6 juin 1859.

» ALBERTO DE HERRA, MASSIMILLANO DE LERA, MARGARITA FRANCESCO, UBOLD1 DE CAPEI, FABIO BORRETTI, ACHILE ROUGIER, CESARE C1ULINI, ALESSANDRO PORRO, GIOVANNI

d’adda. »

XXXII. — Le 6 juin, le maréchal de Mac-Mahon a quitté Magenta et s’est porté, avec le 2' corps, à San Pietro l’Olrao (1) pour y prendre ses campements.

Là, il reçoit un ordre de mouvement pour le lendemain. — Cet ordre est ainsi conçu :

« Le 2* corps aura l'honneur d’entrer à Milan demain à la tête de l’armée française.

« L’Empereur se mettra en personne à la tête de ce corps d’armée. »

(I) San Pietro l'Olmo, village à 10 1/2 kilom. N. E. île Magenta et 4 12 kilom. N. E. de Milan.

CAMPAGNE D’ITALIE

Vers six heures du soir, le maréchal apprend que le général Urban se trouve avec une colonne autrichienne à Carbanate (1) ; aussitôt il fait partir sur ce point deux escadrons du 7' chasseurs commandés par le colonel Savarcsse, le régiment de tirailleurs et la 2* division, ainsi que deux batteries d'artillerie. Les troupes se portent rapidement en avant et marchent jusqu'à la nuit, sans rencontrer l'ennemi. Le général Desvaux a pris aussi cette direction avec sa division. La cavalerie pousse jusqu'à Carbanate, et apprend que l’ennemi y a passé vers cinq heures du soir.

En effet, le général Urban, qui depuis huit ou dix jours, était à Varèse pour contenir les chasseurs des Alpes de Garibaldi, avait reçu du général Giulay, comme les autres commandants de corps, un ordre de centralisation sur Magenta et s’était, sans délai, mis en mouvement; mais, arrivé trop tard, le général tombait au milieu des avant-postes français. Changeant aussitôt de direction, il s’était replié avec son corps d’armée sur la route de Monza.

Le chef d’état-major de la division Fanti, occupait déjà Carbanate au moment où la cavalerie française y entrait, et le général, à la tôle d’une colonne de cavalerie piéinontaise, s’était mis à la poursuite des Autrichiens.

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