‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 26 sur 326 · LIVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II

souverains libérateurs de la Lombardie ; des couronnes die lauriers avaient été tressées par milliers ; les arbres avaient été dépouillés de leurs feuilles, les plantes de leurs fleurs. — Mais Milan qui s’était endormie la joie dans le cœur, fut surprise, pour ainsi dire, au milieu de son sommeil. Les fenêtres des maisons où flottaient les drapeaux unis de la France et de la Sardaigne étaient encore fermées, et les rues où devait bientôt se presser toute une population dans le délire do l’enthousiasme étaient presque désertes, lorsque Napoléon III, ayant à sa gauche le roi Victor Emmanuel , entra avec son état major, précédé d’une escorte de Cent- (lardes ,■ et suivi d’un escadron des guides.

L’Empereur traversa ainsi Milan, pour se rendre à la villa Bonaparte (1) qu’H avait choisie pour sa résidence, refusant d’habiter le palais ducal , demeure habituelle du grand duc Maximilien et que la municipalité avait fait préparer en son honneur.

Mais peu à peu, sur le passage de ce cortège inattendu, la foule accourait à perdre haleine , les fenêtres s’ouvraient, les balcons se garnissaient, les rues se jonchaient de fleurs.

Devant la villa Bonaparte, Victor Emmanuel prit congé de Napoléon III, et se rendit sur le Corso, au palais où devait être établi son quartier général.

Page 1