‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 43 sur 326 · LIVRE I, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE

mcuçait à tomber. — Le général Forey, entre résolùment dans l’eau avec le général Dieu et une centaine d'honnnes qui imitent l’exemple de leurs chefs. — La section du génie abat des arbres et improvise un passage , sur lequel la brigade doit passer homme par homme. — Le ciel s’est tellement obscurci, que l’on dirait la nuit entièrement venue, et c’est à 9 heures et demie seulement, que la colonne peut rejoindre la route de Melegnano à Landriano (1).

De tous côtés déjà le feu avait cessé. —Le petit nombre d’ennemis que l’on avait aperçus indiquait clairement que leur ligne de retraite était sur la routé de Lodi (2), dont la lr* division était encore séparée par un vaste cours d’eau. — Le général Forey fit faire halte à ses troupes, en marche depuis 4 heures du malin. — Peu après, un officier de l’état-major du maréchal lui apportait l’ordre d’entrer dans Melegnano , que la division atteignit vers 10 heures et demie du soir.

LIX. — Sur la gauche nous avons aussi laissé la colonne du maréchal de Mac-Mahon quittant Mediglia.

(1) Landriano , village à 7 kil. 1/2 S. E. de Marigr.an.

(2) Lodi, ville à 28 kil. S. E. de Milan, à 14 kil. S. E. de Marignan , 18 000 habitants, située près de la rive droite de l’Adda, cette ville est ceinte de murailles percée de 4 portes. Le cbftleau construit dans le quinzième siècle par Barnabe Yisconti a été converti par Joseph H en de belles casernes, qui peuvent contenir 1000 cavaliers et 1000 fantassins ; Lodi est devenue célèbie par la bataille de ce nom que Napoléon livra aux Autrichiens en 1796.

CAMPAGNE D’ITALIE

La tête de la 2* division arrivait à Borgo Nuovo, lorsque le canon de l’attaque sur Melegnano se lit entendre. — Le maréchal hâte sa marche, autant que le permettaient les terrains difficiles dans lesquels il s’est engagé.

« Mais (écrit-il dans son rapporl), après avoir dépassé Dresano (1), et être arrivé au point où la direction suivie par ma colonne coupe à angle droit le chemin de Melegnano à Mulazzano (2), je m’aperçus que l'ennemi, refoulé de Melegnano, par le maréchal Baragucy d'IIilliers, défilait devant moi par détachement, gagnant Mulazzano. »

La fusillade à ce moment perdait beaucoup de son intensité; déjà l’ennemi était eu pleine retraite. Il était donc impossible de songer à gagner la route de Lodi en temps utile. Le duc de Magenta fait avancer une batterie de la 2* division, la place au point d’intersection des deux routes, et canonne pendant une demi-heure les fuyards qui se hasardent de ce côté.

Là dut se borner le rôle du 2* corps dans la journée du 8 juin.

Les troupes campèrent où elles s’étaient arrêtées, à Balbiano et à Dresano faisant face à Lodi.

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