‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 49 sur 326 · LIVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II

de repos. — Les armes, les shakos, les sacs étaient réunis en las et appuyés le long des murailles déchirées par les balles. — Puis, tout près de ces corps inanimés et de ces faisceaux d’armes brisées, campaient des compagnies qui se reposaient de leurs fatigues du jour, le fusil dans les bras, et prêtes à combattre encore au premier signal.

Aux abords de toutes les rues, des sentinelles veillent, des patrouilles font la ronde. — En dehors de Melegnano,

Campagnes: 1854, 1855 et 1856, en Orient. Broiement de la

cuisse droite par un éclat de bombe, le 26 août 1855 (siège de Sébastopol).

Engagé volontaire au 11* régiment d'artillerie, le 22 juillet 1848; passé au 27' de ligne , le 21 octobre 1849 ; caporal , le 1 1 mai 18.70 : sergent, le 19 avril 1852; sergent-major, le 27 janvier 1855; sous-liculenant au 33* de ligne, le 20 novembre 1855.

SOUS-LIF.CTENANT LAFFITTE

(Edouard-Aimé), né le 23 août 1828, à Chennebrun (Eure). Souslieutenant au 1" régiment de zouaves. — Mort le 9 juin 1859, suite de blessures reçues à Marignan.

Campagnes : de 1852 à 1854, en Afrique; de 1854 à 1855, en Orient; de 1856 à 1858, en Afrique.

SOUS-LIEUTENANT LEQUEÜX

(Louis-Élisé) , né le 26 septembre 1825, à Noyon (Oise). Sous-lieutenant au 37* de ligne. — Mort le 12 juillet 1859, suite de blessures reçues à Marignan.

Engagé volontaire au 37* de ligne, le 18 novembre 1845; caporal, le

11 novembre 1846; sergent, le 1" juillet 1848; sergent-fourrier, le

12 août 1851; sergent-major, le 9 février 1854; sous-lieutenant, le 5 juillet 1859.

CAMPAGNE D’ITALIE

les bivouacs sont installés sur le lieu même où l’on a combattu (1).

N'est-ce pas un spectacle digne d'un noble orgueil, de voir celte armée sans cesse victorieuse? brisant tous les efforts de l'ennemi, elle le ramène des bords de la Doire aux rives du Tessin, entre dans ses possessions de Lombardie, puis le force à évacuer Milan, et à battre en retraite vers le Mincio.

LXI. — Le lendemain matin, à neuf heures» l’Empereur partait pour Mclegnano et allait voir le maréchal Haraguey dHilliers. Il veut s’assurer sur les lieux mêmes des points de retraite de l’ennemi, et apprécier l’importance du nouveau succès que ses armes viennent d’obtenir. Car Milan avec ses ovations et ses cris de triomphe, n’endort pas l’activité incessante du chef qui lient dans ses mains les destinées de la campagne.

Deux heures après, l’Empereur était de retour à son palais.

(1) Le rapport du maréchal Baraguey d’Hilliers dit :

« Nous avons fait de K à 900 prisonniers et pris une pièce de canon. Nos pertes s'élèvent & 943 hommes tués ou blessés. Mais, comme dans tous les engagements précédents, les officiers ont été frappés dans une large proportion : le général Bazaine et le général Goze ont été contusionnés; le colonel du 1*' zouaves a été tué; le colonel et le lieutenant-colonel du 33' ont été blessés; il y a en tout 13 officiers tués et 56 officiers blessés, »

Depuis ce rapport, le lieutenant-colonel Rey, du 33% a succombé à sa blessure.

La seule division Bazaine avait eu 13S tués, — 595 blessés,— 50 disparus; total 780.

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