‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 82 sur 326 · LIVRE II, CHAPITRE H · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE H

aussitôt ses dispositions d’attaque, jette sa cavalerie dans un champ à gauche, et se faisant flanquer et précéder par de nombreux tirailleurs , il avance jusqu’à l’entrée du village ; , sa tète de colonne fait halte.

A mesure que les bataillons arrivent serrés en masse, le général de Luzy les dispose au delà de chacun des canaux qui bordent la route, de manière à former deux colonnes. — Celle de gauche est confiée au général

31 décembre 1839, prés de Boleda, où, le premier, il atteignit, à la tête de son bataillon, les réguliers d’Abd-el-Kader.

A la prise de Cberchell en 1810. et dans les combats qui se livrèrent dans la plaine de la Mitidja, il fut de nouveau cité pour sa brillante conduite, ainsi qne dans le rapport sur la prise du col de Menjaia (12 mai). Dans cette affaire surtout, où son bataillon lit des pertes •

sensibles, le commandant rie Luzy mérita l'attention toute spéciale du maréchal Vallée, commandant en chef.

Avant de quitter l’Afrique (1840), le commandant de Luzy était une cinquième fois mis à l’ordre du jour pour une action d’éclat, et le 28 juillet 1840 passait lieutenant-colonel au 3* de ligne- en récompense do ses services signalés. — Car bien peu d’officiers de son grade avaient eu l’honneur d’un aussi grand nombre de citations.

Depuis le 14 août 1839, il était chevalier de la Légion d’honneur.

Colonel du 7* léger, le 14 avril 1844 , il était blessé d’un coup de feu à l’attaque des barricades du faubourg Poissonnière, le 24 juin 1848; — le 10 juillet, il recevait les épaulettes de général.

Au milieu des désordres qui, à tout instant grondaient au soin de la capitale, le général de Luzy reçut le commandement important et difficile do lliûtel de ville, le 14 juillet 1848.

Disponible, le 13 janvier 1849, il recevait le commandement de la 1'* brigade de 1a deuxième division d'infanterie de l’armée des Alpes, le 20 février, — celui delà 3* brigade d’infanterie de la 6* division militaire, le 20 décembre, et enfin le 27 août 1830, il était mis à la disposition du gouverneur de l’Algérie et partait de nouveau pour l’Afrique, où son nom allait être cité pour la sixième fois, pendant l’expédition de la Kabylie.

Général de division, depuis le 26 janvier 1834, il reçut le commandement de la 1" division du 4* corps de l’armée d’Italie. Sa brillante conduite à la bataille de Solferino devait lui valoir le grade de grand officier de la Légion d’honneur (23 juillet).

Doua y, telle de droite au général Lenoble; tous deux ont mission d’avancer lentement en contournant la ville, et d’enlever les maisons qu’ils rencontreront sur leur passage, tandis que le général de Luzy, à la tête du 8' de ligue et de 4 compagnies de chasseurs à pied , marchera de face sur Medolc avec son artillerie, et pénétrera par la rue principale.

L’attaque générale doit commencer par les trois points à la fois, aussitôt que les clairons du centre auront sonné la charge, répétée par les colonnes de droite et de gauche.

XXV. — Le signal est donné. — Tous les tambours et tous les clairons de la division retentissent à la fois. — Dans le même moment, le commandant de Vassoigne reçoit l’ordre de pointer deux pièces d’artilleric sur un clocher, du haut duquel l’ennemi fait un feu violent, et qui lui sert en même temps d’observatoire pour suivre tous nos mouvements.

Le tir de ces pièces fut si juste, que dès les première coups, une cloche brisée tomba avec un tel fracas qu’elle jeta un grand désordre parmi les hommes entassés dans le clocher. — Quelques instants après, tous l’avaient abandonné.

Nos bataillons se sont élancés à la fois par les trois directions. La résistance est opiniâtre; l’ennemi s’est préparé à la défense; les fermes qui entourent les abords de Mcdole, ainsi que les premières maisons de la ville sont crénelées et font pleuvoir sur les assaillants une grêle de balles.

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