LIVRE 11, CHAPITRE
pées par le l*r corps ; sa droite regardait la plaine de Medole, où devait déboucher le 4”.
Celui-ci, après s’étrc emparé de Medole, avançait ses tètes de colonnes sur les routes de Rebccco et de Ceresara, présentant déjà sa gauche obliquement, pour arrêter le mouvement tournant de l’ennemi qui cherchait à le séparer du maréchal de Mac-Mahon.
Le 3* corps venait de dépasser Castel Golïredo où il avait rencontré les avant-gardes autrichiennes, et se dirigeait sur Medole.
Le maréchal Renaud de Saint-Jean-d’Angely, aussitôt son arrivée à Casliglione avec les divisions d’infanterie de la garde impériale, avait envoyé un de ses aides de camp presser la marche de son artillerie et celle de la cavalerie, qui déjà avait reçu directement de l’Empereur l’ordre d’arriver au plus vite.
Le maréchal s’est porté en avant de Castiglionc sur la route de Guiddizzolo.
XXXVI. — La gravité de la situation, l’importance des faits qui allaient s’accomplir, n’échappa pas à l’Empereur. Il comprit que l’ennemi , pour arrêter les attaques contre Solferino, la véritable clef de la position ', tenterait de forcer la droite de l’armée française , et surtout de la séparer en deux, en profitant du vide qui existait forcément entre le 2* et le 4' corps.
L’important était donc de relier les corps entre eux, afin qu’ils pussent mutuellement se soutenir.
CAMPAGNE D’ITALIE
L’Empereur envoie le colonel de Toulongeon dire au général Morris (1) commandant la cavalerie de la garde impériale, d’aller se mettre à la disposition du maréchal de Mac-Mahon ; il donna ordre au maréchal Regnauld de Saint-Jean-d’Angely de se porter sur le champ de bataille, derrière les hauteurs occupées par le l" corps; puis il monte à cheval pour prendre le commandement en chef de son armée, et se dirige vers le 2* corps.
De ce côté, les masses ennemies se développaient dans la vaste plaine de Guiddizzolo.
XXXVII. — Le maréchal a donné ordre de s’emparer de la ferme (casa Morino) ; maître de cette position, il pourra mieux apprécier les mouvements et les forces de l’ennemi.
La 2* division, tête de colonne du corps d’armée, se