LIVRE 11, CHAPITRE III
lance en ayant. Les Autrichiens n’essayent pas de défendre la ferme, et l’abandonnent après une faible résistance.
Le général Decaen porte aussitôt sa division en avant des bâtiments de la casa Morino, perpendiculairement à la route de Mantoue. — A sa hauteur, et prolongeant la ligne de bataille, la 1” division lient sa gauche à la môme route, tandis que sa droite, inclinée vers Medole, se déploie par bataillons en niasse et prend position dans un pli de terrain qui la met à l’abri des feux de l’artillerie ennemie. La 2* brigade est placée en réserve, à gauche de la route, en arrière de la casa Morino ; elle regarde les hauteurs devant elle, prête à tenir tête aux colonnes de cavalerie qui menacent de faire une trouée entre le 1" et le 2* corps.
commandement provisoire de l’armée établie prés de Gallrpoli , pendant la tournée que fit le maréchal Saint-Arnaud, à dater du 5 juin 1854.
Commandant de la 1" division de la cavalerie de l’armée d'Orient et de la ligne de la Tchernaïa (1855), il fut enfin nommé chef de la division de cavalerie de la garde impériale (1856), position qu’il occupe encore aujourd'hui. — Outre ces commandements actifs, il a été chargé de la mission d’inspecteur général de cavalerie ou de gendarmerie de 1850 à 1858.
Le général Morris dont la vie est toute militaire, a fait campagne en Afrique depuis 1832 jusqu'en 1848, c’est-à-dire pendant seize ans. — H était au siège de Rome en 1849 et 1850. 11 assistait à la guryre en Orient, pendant les années 1854, 1855, 1856. Enfin cette année même l’a vu en Italie, à la tête de la cavalerie de la garde.
Il a été cité il ordre de l'armée à l’affaire des Merdès (1833); devant Bougie (1834); pendant l’expédition de Constantine (1837), pendant l’expéditioD de Médéah(1840), d'une façon toute particulière, lors de la prise de la Smala d’Abd-el-Kader (1843) et à la bataille d’isly.
Le général Morris est grand officier de la Légion d'honneur depuis
CAMl’AtiXE D’ITALIE.
XXXVIII. — Déjà le général Auger, commandant l'artillerie du 2' corps, avec cette intrépidité et ce mépris du danger qui le caraclérisent, s’est avancé à plusieurs reprises, avec les officiers de son étal-major, afin de reconnaître la position des Autrichiens. Depuis le matin, par son ordre, une section de la 12" batterie du 7* régiment s’est portée sur la roule de Manloue, pour contre-battre une batterie autrichienne, pendant que la 13e batterie du 13' régiment allait se mettre en position sur une petite éminence, et dirigeait son feu contre lésinasses ennemies déployées dans la plaine.
Dès que la ferme casa Morino est occupée par nos troupes, le généralAuger place, sur 1a route et à gauebe de la route les batteries de la lr* division, que dirige le commandant Beaudouin ; il surveille personnellement le tir de ces pièces, dont les terribles boulets font au loin de cruels ravages dans les rangs ennemis, lorsque les projectiles autrichiens, au contraire, à bout de portée, arrivent avec peine jusqu’à nous.
A ce moment, les acclamations qui retentissent de toutes parts annoncent l’arrivée de l’Empereur. — Suivi de son étal- major, il passe à toute course au milieu des troupes du 2* corps et rejoint le maréchal de Mac-Mahon près de la casa Morino. Sa Majesté explique rapidement au maréchal le plan qu’Elle a conçu, cl lui donne ses instructions précises sur le rôle décisif que lui assigne sa position au centre de la bataille.
« Le 2' corps surveillera d’un œil attentif et vigilant les intentions de l’ennemi sur son aile droite, et gar-