‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 98 sur 326 · XLVIII. — Le général de Ladmirault a envoyé le com · texte numérisé non relu

XLVIII. — Le général de Ladmirault a envoyé le com

CAMPAGNE D’ITALIE

mandant de Golonjon avec un escadron du 2* chasseurs surveiller de ce côté les mouvements de l’ennemi. — Le commandant a l’ordre de s’étendre le plus possible, en se servant des inégalités du terrain pour masquer sa faiblesse, et faire ainsi supposer qu’un corps nombreux de cavalerie occupe la vallée qui mène à San Martino, où combat l’armée Sarde.

Fort heureusement les Autrichiens n’eurent cette pensée que plus tard.

Les brigades Douay et Négrier ont enlevé à l’ennemi les premières positions; mais bientôt leurs tètes de colonne rencontrent plusieurs mamelons très-rapprochés les uns des autres. C’est là que les Autrichiens se sont repliés; car ces mamelons se prêtent un mutuel appui.

A plusieurs reprises, les compagnies entraînées par leurs officiers se lancent à la baïonnette, mais chaque fois qu’elles approchent, les premières lignes ennemies s'en tr 'ouvrent et démasquent des bataillons compacts qui accueillent les assaillants par le feu le plus meurtrier.

XLIX. — « La lutte était à peine engagée (écrit le général de Ladmiraull), qu’il fut facile de voir que nous attaquions une position étudiée longtemps à l’avance par les Autricliiens, et formant le centre d'une immense ligne de défense, qui permettait à l’aile droite et à l’aile gauche de l’ennemi de se replier et d’opposer la résistance la plus grande. »

Les trois colonnes de la 2' division se multipliaient donc

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