LIVRE II, CHAPITRE III
le commandant Clinchant, se joignent au 98e et marchent parallèlement à la colonne de gauche.
Le général, placé sur la route laissée libre pour l’artillerie, surveille d’un œil attentif, ses deux colonnes d’attaque et suit leur mouvement. — A l’endroit où cette route cesse de monter, et s’incline tout à coup vers le village, il découvre devant lui des masses compactes formées en bataille. — Aussitôt il fait avancer quatre pièces de la 8e batterie du 9* d’artillerie ; et, dès les premiers coups, il est facile de juger par le mouvement subit de ces masses des ravages que causent nos projectiles. — Des rangs entiers disparaissent.
XLV1I. — Pendant que le général Forey préparait ainsi une nouvelle attaque avec les renforts que l’Empereur venait de lui envoyer, la division de Ladmirault elle aussi, combattait avec une grande énergie et cherchait à s’emparer d’une portion de ces hauteurs formidables. — C’est là que se tient le maréchal Baraguey d’Hilliers prêt à lancer la 3* division qu’il tient en réserve.
Depuis le malin, la grande préoccupation du général est d'empêcher l’armée ennemie de se jeter dans l’espace très-étendu (2 lieues environ), qui sépare son extrême gauche de la droite des Piémontais arrêtés aussi dans leur marche par de sérieuses attaques; leur position, en effet, fût devenue très-critique, si les Autrichiens étaient parvenus à isoler l’armée sarde.