COMBAT DE MILLESIMO, LE 13 AVRIL
matia-là. Il ne se mit en mouvement que vers midi et n^employa cette journée qu'à une reconnaissance, pendant que sa division stationnait à la Rochetta, à une demi-lieue de Dego.
Bonaparte attaquait alors Provera avec 2 brigades ; Âugereau s^était emparé des abords de Millésime au point du jour ; Bonaparte s'avança également, et Provera se vit attaqué de tous les côtés à la fois, de telle façon que toute retraite lui était devenue impossible ; il lui fallut se jeter dans le vieux château de Cossaria, perché sur un piton élevé. Quoiqu'il fût en ruines, c*était encore un réduit qu'on ne pouvait enlever en un instant.
Tandis que, vers CoDgio, Bonaparte était occupé avec une brigade à repousser les attaques de quelques troupes de secours envoyées par CoUi, Augereau tenta plusieurs assauts, aussi sanglants qu'inutiles. La nuit vint, la journée ayant pour résultat que l'aile gauche de CoUi avait été chassée de ses positions et laissait sou noyau bloqué avec Provera dans le château de Cossaria.
Premier combat de Dego« le 14 avril.
Comme od l'a vu, Argenteau s*était retiré le 12 avril à Paretto, laissaat à Mioglia 2 bataillons, qui pouvaient compter quelques centaines d'hommes. Il reçut à Paretto une dépêche par laquelle le général Roccavina, qui se trouvait blessé à Dego, le pressait instamment de secourir en toute hâte ce poste dangereusement menacé.
Argenteau transmit cette demande à Acqui, où Beaulieu venait d'arriver, et objecta en même temps qu'il ne se trou* vait pas en état, avec quelques débris épuisés, de faire un effort sérieux pour sauver Dego. Toutefois, il reçut de Beaulieu, le 13, l'ordre de faire tout ce qui serait en son pouvoir pour tenir Dego quelques jours encore et couvrir Acqui de ce côté. Beaulieu le prévenait en même temps que 3 bataillons étaient en marche vers Spigno pour renforcer Dego.
Le général Colli fut invité par Beaulieu à agir contre le flanc gauche de Tennemi qui attaquait Dego.
Argenteau envoya donc à Wûkassovitch, dans la nuit du 13 au 14, Tordre de marcher par Sassello au secours de Dego avec 5 bataillons, et de tomber sur le flanc de l'ennemi. Les 3 bataillons qui passaient par Spigno arrivèrent encore à temps^ le 14, pour prendre part à l'action.
Telle était, le 14, la situation de la garnison de Dego, quand Bonaparte se tourna contre elle. Il avait laissé Augereau devant Provera. Après l'échec d'une tentative de Colli pour se porter de Cengio au secours de Provera, celui-ci, manquant de vivres