PREMIER COMBAT DE DBOO, LE 14 AVRIL
et d*eau, dut se rendre. Ainsi se termina le combat de Millésime, qui coûta vraisemblablement aux Autrichiens 2,000 à 3,000 hommes tués, blessés ou prisonniers. 3,000 ou 4,000 alliés y avaient combattu contre 8,000 à 10,000 Français.
Bonaparte s^était retourné contre Dego avec les troupes de son centre. Le 14, il se produisit donc, sous sa direction personneUe et dans Tenthousiasme produit par la capture de Provera, une vigoureuse attaque enveloppante contre les retranchements défendus par 7 bataillons et 18 pièces. Nous n'oserions pas afBrmer que les 3 bataillons de renfort envoyés de Spigno aient été là dès le matin. Comme, d'après la relation autrichienne, ils ont dû partir à trois heures du matin, on pourrait le croire ; mais, d'un autre côté, les diverses relations s'expriment ailleurs de manière à faire supposer que, quand ils parurent, il n'y avait plus moyen de rétablir le combat.
Ârgenteau avait reçu, le 14, la fausse nouvelle d'une retraite de Masséna accomplie le 13, ce qui l'avait engagé a rester immobile. Vers deux heures, entendant le canon, il rompit avec ses 2 bataillons de Paretto et Malvicino, et envoya l'ordre à ceux de Mioglia de marcher aussitôt sur Dego.
Il n'arriva naturellement que pour voir sa position de Dego tomber aux mains de l'ennemi ; les bataillons de Mioglia arrivèrent plus tard encore.
Ainsi la garnison de Dego fut presque anéantie ; la relation autrichienne elle*méme dit que les 7 bataillons y furent à peu près complètement pris et les 18 canons perdus. * Ârgenteau, avec ce qui put être sauvé, ainsi que les 3 bataillons de secours que Beaulieu envoya encore le 13 par Spigno, battirent en retraite par Spigno sur Acqui. . ,
Second combat de Dego, le 15 avril.
L'ordre qu'Ârgenteau avait envoyé à Wûkassovitch, dans la nuit du 13 au 14, portait : « Dego étant menacé par Tennemi, le colonel fera demain matin une diversion vers Dego » . L'expression « demain matin » avait été employée par inattention, car Tordre était daté du 14, à une heure du matin. Le colonel Wiikassovitch ne le reçut qu'à six heures du matin ; il avait à marcher huit heures, à ce que prétend la relation autrichienne ; mais nous avons peine à le croire, la distance à vol d'oiseau étant d'un mille et demi. Il crut donc qu'il s'agissait de la matinée du 15. Il s'ensuit qu'il resta immobile le 14, jusqu'à ce que, vers midi, il entendît la canonnade de Dego et reçût un second ordre d'Ârgenteau. Il se mit donc eii marche avec S bataillons, soit 3,000 hommes. Au dire des Autrichiens il marcha toute la nuit, et le 15, au petit jour, il arrivait à une Jieue de Dego. Tenons-nous-en à ce dernier fait et laissons à l'auteur de la relation autrichienne la responsabilité de ses opinions géographiques. Pendant sa marche de nuit, Wûkassovitch apprit la défaite des Autrichiens à. Dego ;. à Mioglia, il enleva 1 officier français et 30 hommes, qui lui donnèrent Dego comme occupé par 20,000 Français. La retraite sur Sassello lui était encore ouverte ; mais un vif sen* timent de son devoir le poussait au danger, et il voulait du moins se renseigner par lui-même. Il poursuivit sa marche, et il paraît l'avoir dirigée de façon à arriver au Nord de Dego, contre la route de Spigno et le flanc droit de l'avant-garde