RESULTATS DE CES PREMIERES RENCONTRES
ces documents ne nuirait-elle en aucune façon à Tarmée autrichienne (4).
(i) On peut le dire d'une façon absolument générale de toutes les campagnes où Ton ne voit qu'une s^rie de fautes : elles ne sont jamais, dans leur contexture intime, oe qu'elles semblent à la galerie. Les acteurs du drame, lors même qu'ils dépendent des plus mauvais généraux, ne sont pas dénués d'idées saines, et ne feraient jamais toutes les absurdités que le vulgaire et les critiques militaires leur imputent à' tort et à tray^r$. La majorité de ces derniers seraient stupéfaits s'ils voyaient les mobiles ioimédiats de chaque acte, et s'y laisseraient prendre tout comme le gênénéral qu'ils jugent en ce moment à moitié idiot. Certainement des fautes ont été commises, mais elle se trouveut habituellement plus loin de la surface, dans les erreurs du jugement et les faiblesses du caractère. Cellesci n'apparaissent pas comme telles au premier coup d'œîl, mais on finit par les découvrir et par les déterminer, en comparant les ordres donnés par le vaincu à ses sous-ordres avec l'exécution. Cette découverte de la Vérité est permise à la critique ; on ne doit pas lui en faire un motif dé blâme ou de ridicule ; c^est là sa tâche spéciale, bien plus aisée, c^la va sans dire, que la conception opportune au moment de l'action.
Aussi est-ce une folie que l'habitude prise par toutes les armées de s'instruire le moins possible sur leurs désastres militaires ; les choses sont toujours plus excusables ainsi que quand on les voit à la diable.
(Note de Cauteur.)
Conaidôratlons sur le obangement de Iront de Bonaparte contre Colll.
Nous nous sommes longuement étendus dans le chapitre V
sur la direction à prendre par le général français après une
victoire décisive. Cette victoire avait été obtenue et lui aurait
permis d'atteindre le Pô s'il avait voulu. Nous pensons que la
née par ce fleuve était le point indiqué pour exé-
irersioo de sa masse principale. Le général fran-
i autrement. Il conversa plus tOt, permit à Beau-
mbler à Acqui ses troupes dispersées et se porta
Ceva, contre Colli.
porte d'établir si oui ou non Bonaparte a commis ce n^est pas pour le cas particulier en lui-même, it n'aurait probablement pas été dîfTérent, mais à itérêt de cette question qui revient si souvent et bien des cas, d'une importance capitale.
emment la même que ci-dessus (chap. V), sauf itreint ici dans des limites plus étroites, qu'il s'agit ;raDd espace et de moins grands résultats.
B de gravité de l'ensemble se trouvait dans l'armée et si Bonaparte ne cessait de diriger ses coups sa retraite au delà du Pô devait entraîner la olli ; en revanche, il n'y avait pas lieu d'admettre attaque contre Colli obligeait celui-ci & céder, les seraient forcés, de ce chef, à repasser le Pô ; il , supposer que Beaulieu mettrait à proilt l'absence