‹ La campagne francaise et la guerreChapitre 19 sur 46 · UNE BONNE FEMME SE PRÉSENTE AU LOGIS · texte numérisé non relu

UNE BONNE FEMME SE PRÉSENTE AU LOGIS

n’est d’aucun profit pour la paix intérieure, au contraire. Les paysans continuent d’ignorer ces passants, et de jalouser même les meilleurs, même ces bonnes familles au complet, volontiers saluantes et liantes : père, mère, enfants, qui vont en rangs par les chemins verts, et qui opinent unanimement, lorsque le dernier de la bande, marmouset dont l’autorité est rarement discutée, commande : « Allons voir la mère Thadée tirer ses vaches ! » Innocents qui augmentent, quoi qu’ils fassent, la distance entre les âmes! Car la dépense d’argent n’a jamais fait aimer. Le spectacle des citadins en vacances entretient les préjugés populaires, et sert de fumier à toutes les semences d’envie que sème à grande journée la Bête sans sommeil. Cette automobile qui court toujours, ces parties de chasse et de pêche, ce luxe dont les témoins ignorent l’origine souvent très légitime, ce repos même, dont ils sont portés à croire qu’il est toute la vie de ces riches ou de ces prétendus riches, tout travaille à contresens.

Il faut demeurer, rendre un service personnel et constant, être à la disposition, donner son cœur, attendre celui des autres, et, si bien acquise que soit la fortune et si bien dépensée, se la faire pardonner.

Quand un riche achète un logis ou un château, s’il s imagine qu’il acquiert en même temps une influence, il se trompe : tout dépend de la suite.

IL FAUT qu’il GAC.sk LES AMES

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