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oncours Le parti libéral a done une majorité qui estion.”? peut varier de 23 à 37 suivant l'attitude que u règle- prendront les indépendants. La province de ent de Québec seule donne au parti libéral une majos igno- rité de 35 voix.
certai- M. Laurier, Sir Charles Tupper ayant démisité per- sionné, a été appelé à former une nouvelle éclamer administration.
En supposant que sur toute question de politique générale, mettant pour un moment de côté celle des écoles, les indépendants votent
on. avec M. Laurier, celui-ci peut compter sur une majorité de 86 voix, 36 et non 87, parce que suffrage le président de la chambre, qui sera naturelapte 215 lement choisi dans les rangs libéraux, ne vote pas.
. 92 Comme sur ces 36 voix de majorité, la pro- 4 vince de Québec en donne pour sa part 35, le 14 gouvernement Laurier n’a donc en réalité ut ÿ qu'une seule voix de majorité dans toutes les PTT | autres provinces dela Confédération.
.. 4 Et si les indépendants se tournent contre lui, Ü cette majorité peut se changer en minorité de “013 13. Resteraient les 35 voix de majorité de la province qui convertiraient cette minorité de uit : roue 118 13 en une majorité de 22. UE eg La première conclusion qui jaillit de ces
“alculs, c’est que la province de Québec tient
la balance du pouvoir et donne à elle seule la majorité nécessaire au gouvernement des affaires.
Que 18 des partisans. français de M. Laurier Jui fassent faux bond sur une question importante et votent contre lui, c’en est fait de l’administration actuelle.
Une autre conclusion qui s'impose c’est que dans toutes les provinces de la Confédération, à part celle de Québec, le parti conservateur est aussi fort numériquement parlant que le parti libéral.
Or, le parti conservateur a inscrit comme un des principaux articles de son programme l’adoption par le parlement fédéral d’une législationréparatrice. La moitié de la chambre des Communes actuelle est donc autorisée À voter cette législation, sans compter pour le moment
la province de Québec dont les députés, c’est ® connu, ont reçu avant tout un mandat impéra- | tif sur ce point. | P Si M. Jaurier propose aujourd’hui cette lé- 7 gislationilpeut donc indubitablement comp- se ter sur l’appui du parti conservateur, Et d’ail- où leurs, nous avons mieux que des suppositions : te nous avons la parole même de $ir Charles Tup- # per, qui, au lendemain de sa défaite, faisait la fa
très impertante déclaration que voici :
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‘ Le parti conservateur fera son devoir ct son opposition sera loyale et constitutionnelle. Dans l’opposition, nous nousefforcerous de protéger, dans les limites du possible, les meilleurs intérêts du pays, tout en maintenant le grand principe de justice égale à tous sans distinction de races où de croyances, principe que nous avons adopté sans hésitation aucune. La politique que nous avons poursuivie au pouvoir, nous la poursuivrons encore dansles rangs de l'opposition. M. Laurier peut donc compter sur mon plus cordial appui s'il veut rendre à la minorité catholique française du Manitoba ses droits ct ses privilèges, bien que M. Greenway ait récemment déclaré qu’il ne ferait aucune concession du genre à M. Laurier.”
Le concours de la moitié. de la chambre est donc assuré À la cause des écoles.
Reste la province de Québec. Nous avons prouvé que tous les députés catholiques francuis sont liés pur les engagements solennels qu'ils ont pris vis-à-vis de l’électorat. Que ces députés remplissent leurs engagements et la eause des écoles est sûre de triompher par une grand mijorité.
Le verdict populaire est donc manifestement favorable au règlement de la question des écoles par une législation fédérale.