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" Il ne faut pas perdre de vue cette question des écoles, car elle nous intéresse au plus haut degré, c'est une question de patriotisme et de religion, c'est une question de justice ; c'est pourquoi les évoques ont envoyé ce mandement à leurs ouailles. Les politiciens peuvent avoir intérêt à voir disparaître cette question de l'arène politique et plus d'un voudrait s'en débarrasser. Mais, nous, les évêques, qui avons reçu mission de protéger les intérêts spirituels des fidèles confiés à nos soins, nous ne l'abandonnerons pas avant qu'elle soit réglée dans le sens de la justice.
"IL NE FAUT PAS CROIRE QUE LES f.VEQUES SONT DIVISES SUT CETTE QUESTION, TOUS LES ÉVÊQUES
nu Dominion n'ont qu'une même pensée, ils sont tous unanimes.
" Les évêques d'Ontario se sont réunis à Kingston et ont donné une direction à leur clergé en ce sens. Les évêques de la province de Québec se sont réunis à Montréal et là ils ont rédigé le mandement dont on vous a donné lecture. Les évêques des Provinces Maritimes ont aussi donné une direction à leur clergé. Mgr O'Brien, qui est actuellement à Rome, reconnaît si bien la gravité de la question qu'il a envoyé une lettre dans laquelle il s'adresse non seulement aux catholiques mais aussi aux
protestants afin qu'ils prêtent leur concours pour le règlement équitable de cette question. " Cette unanimité apporte aujourd'hui au règlement de la question scolaire un élément de succès que le gouvernement ne peut pas ignorer, et que le gouvernement n'ignorera certainement pas, pour peu que cette unanimité persiste et que l'épiscopat continue à réclamer L'exécution du jugement rendu.