‹ La canaille, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 37 sur 69 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

PICPUS, seul, attendri.

J'ai donc des nouvelles de ma famille , de ma Léonore... tout ça m'a humecté l'œil.

Air : Romance de Gnido et Ginevra.

Où qu' t'es, ma belle Éléonore ,

O ma compagne , ô mes amours,

Toi qui charmais mes nuits, mes jours ?..

Réponds à l'époux qu'il t'adore,

Avais-tu l'droit de me quitter?

Eh quoi ! rien n'a pu t'arrèter, Ni mes caress's, ni mes baisers sans nombre,

Ni mes doux yeux qu' tu chérissais !. .

Profitant de c'qu'il faisait sombre ,

Un matin pen.. . dant que j'ronfiais,

Hélas! tu m'as fui comme une ombre,

Sans m'dir' seul'ment si tu r'viendrais,

Tu n'mas pas dit si tu r'viendrais.

( Avec colère.)

C'est un' conduit' bien singulière ,

De ses devoirs c'est s'fairë un jeu :

(S'attendrissant.)

Comme épouse et comme portière ,

Tu m'devais un (bis) dernier adieu!

-Mais c'est drôle , l'émotion m'a desséché le gosier, et j'éprouve le besoin d'un liqueureux quelconque... ( 11 va pour entrer chez le distillateur.

Page 1