‹ La cantilène romaine;Chapitre 12 sur 54 · COMPLÉMENT HISTORIQUE · texte numérisé non relu

COMPLÉMENT HISTORIQUE

I® Pièces musicales justificatives.

11° Aperçu sur l'histoire de la notation neumatique.

Pièces musicales justificatives.

Une théorie valant surtout par les exemples qui la justifient, l'exemple s'impose souvent comme le premier facteur de la compréhension de l'énoncé du texte, de même qu'en marchant on prouve le mouvement, quitte à expliquer ensuite le mécanisme qui le produit.

Ayant, d'une part, deux voies ouvertes devant nous pour exposer la théorie même : 1** l'exposé des textes suivis de leurs commentaires; 2** les exemples tirés des mélodies dont la constitution technique est définie par les textes; étant donné, d'autre part, que l'origine historique du chant chrétien a été fixée précédemment, nous avons pensé bon de produire, en premier lieu, des exemples authentiques tirés des mélodies issues de la même source commune à tous les chants religieux chrétiens. La parfaite analogie de ces chants entre eux, soit partielle, soit totale, frappera davantage les yeux du lecteur et préparera son adhésion à notre explication théorique du chant grégorien.

A côté de ces pièces, empruntées tant aux autres rites chrétiens qu'au répertoire israélite. nous donnerons quelques fragments des mélodies grégoriennes telles que nous les traduisons d'après les notations neumatiques.

Le lecteur n'a pas à se soucier, quant à présent, de la théorie dont l'interprétation nous a conduit à établir ces transcriptions ; ceci est du ressort spécial de l'exposé théorique qui forme l'objet de notre troisième partie.

Qu'il veuille bien juger d'abord, sur pièces, c'est le mot opportun, attendu que les théories en question n'ont vu le jour que plusieurs siècles après la mise sur pied des mélodies qu\Ale^ paraissent commenter.

Si nos transcriptions grégoriennes accusent la même forme stylistique que les mélodies orientales, leurs sœurs, ce sera la preuve la phis manifeste, tant de l'origine certaine que nous leur avons assignée que de la fidèle interprétation des manuscrits qui les contiennent sous le couvert des signes neumatiques.

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