‹ La cantilène romaine;Chapitre 17 sur 54 · L -to — -fc ti · texte numérisé non relu

L -to — -fc ti

(1) a. Pain Lai. Migue. T. CXLI., col. 394.

(2) Cette proportion Iripla était rejetée par Faiitiquité grecque, personiiitiée par Arisloxéiie de 'J arente ; on la trouve autorisée par Gui d'Arezzo!! Elle est ici dans le chant hébraïque. C'est donc bien a cette source qu'elle emprunte sou emploi. Ia* chant n'est donc pas latin, mais oriental. Gui d'Arezzo le constate sans s'en apercevoir

et, en ces deux derniers cas, le mot auquel elles appartiennent se trouve exprimé par des notes appartenant elles-mêmes à deux unités successives.

Conclusion : il n'y a pas de règle précise à ce sujet et nos traductions diffèrent sur ces deux derniers points de la mélodie type puisque nous avons fixé en principe cf attente que toute syllabe littéraire isolée exprimée par une note isolée était longue (1) et valait une unité rythmique de la mélodie. Nous ferons remarquer que ce fait est réservé dans notre théorie, et bien qu'il soit d'importance secondaire si l'on tient compte des faits de réadaptations successives d'une mélodie primitive à des textes nouveaux, nous ne voulons pas clore cette courte série d'observations sans proposer l'hypothèse, très vraisemblable, suivante : La vocalisation qui a toujours encombré les mélodies orientales, non rythmée avec la rigidité que nous donnons à nos mélodies ornées, n'a-telle pas subi chez les Latins cette retouche musicale rigoureusement rythmique de l'unité (temps par temps) que la création de la notation neumatique a eu pour butprincipal de fixer sans laisser place à aucun doute pour l'exécutant?

Notre conviction personnelle n'a pas force de preuves ici, mais nous pouvons toutefois faire remarquer que la vocalisation hébraïque très chargée est toujours réductible à des groupes simples pseudo-grégoriens.

£jc.^.

rcc.t^u.

On peut voir plus loin, au paragraphe spécial consacré aux rapprochements des procédés d'écriture de ces chants fleuris, que notre hypothèse a pour elle plus que la vraisemblance, puisque des formules exactes se retrouvent notes pour notes et groupes pour groupes dans les deux cultures.

Sans insister outre mesure, voici un fait qui, à lui seul, met à néant tous les autres systèmes de restauration (bénédictin ou mensuraliste), proposés et soutenus par les arguments que l'on connait.

(1) Ne pas entendre ici longue prosodique, laquelle n'a rien à voir dans la mélodie grégorienne issue de Thébraîque.

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