‹ La cantilène romaine;Chapitre 20 sur 54 · III. - PIÈCES BYZANTINES PASSÉES DANS LA LITURGIE ROMAINE · texte numérisé non relu

III. - PIÈCES BYZANTINES PASSÉES DANS LA LITURGIE ROMAINE

Nous en donnons deux, transcrites selon notre système. Nous renvoyons le lecteur au § IV qui suit pour le contrôle des groupes considérés dans leur forme mélodique et dans le nombre des notes entrant dans leur composition.

De plus, on doit dès maintenant faire le rapprochement du style de ces deux œuvres avec celui des compositions déjà données précédemment.

Mais on remarquera que si la forme mélodique simplifiée du chant copte ne permet plus l'application de la loi (grcco-laline) des proportions numériques, ici, cette application reparaît tout entière.

La raison, à notre avis, est que ces pièces byzantines sont plus grecques qu'hébraïques, quant au style, et elles sanctionnent notre thèse de la latinisation de la mélodie hébraïque syrienne importée en Italie au iv* siècle ; tandis que le chant copte, simplification (ou imitation?) du syrien, nous témoigne indirectement du style fleuri copte, degré supérieur dans l'échelle de la culture musicale chrétienne de l'Egypte, (dont le psaume récité « tam modico flexu ut pronuntianti vicinior esset quant canenti » était le type fondamental) d'après lequel la latinisation des chants fleuris s'est opérée plus tard en Italie.

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On remarquera tout spécialement ici ces groupes fuyants qui terminent les « mots musicaux ». Ils donnent à la mélodie une légèreté incomparable. On les retrouve dans V Agios qui suit. Ils révèlent l'art oriental sans contesta-

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tion possible, et ce sont tous des groupes hébraïques !

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