Dieu, op. cil., p
à Capsa etau Djerid, puis, leur razzia terminée, se retirèrent en Égypte avec le gros de leur armée !.
Mais les Masulmans n'avaient pas vu impunément les riches plaines de la Byzacène : em 669, Okba ben Nafa envahit de nouveau le pays avec 10.000 cavaliers d'élite, s'empara de Castilia (Tozeur), de Kafsa, et, sans rencontrer aucune résistance, s’avançca jusqu’à Kairouan où les Arabes s’établirent définitivement ?. L'Afrique byzantine avait disparu presque sans combat.
L'Afrique berbère se souleva : réunis sous l'autorité de Koceilah puis de la Kahena, la prophétesse, les populations de la Byzacène s'insurgèrent contre les nouveaux maitres du pays; mais elles refusèrent de suivre le conseil de la Kahena, de détruire toutes les plantations et leurs villes pour faire le désert devant les envahisseurs; elles préférèrent la conversiun à la ruine.
Après un siècle de troubles, la paix régna en Ifrikia, sous la domination des gouverneurs Aghlebites, des khalifes Fatemides et des premiers Zirides ; le sud de la Tunisie, sous une administration tolérante, connut une grande prospérité; les habitants de Kafsa et de Ja région voisine conservèrent avec leur vieux langage gréco-latin, leurs procédés agricoles perfectionnés, et restèrent constitués en province autonome dont la puissance arrèta longtemps les hordes arabes de l’invasion hilalienne (1053) *.
En effet, « quand El-Moezzt abandonna Kairouan et se rendit à El-Mehdia, après avoir vu désorganiser son empire par
1. Dieux, op. cil., p. 570-974. EL-Bekri, p. 37. Bourne, Culture de l'olivier, p. 23-24.