LotH, 0p. cil., p
6. Tirant et ReBatEz, 0p. cit, Tour du Monde, 1875, I, p. 306. — Anonyme, BR, AJ. Française, VI, 1888, p. 188 à 196,
de Tozeur à faire cause commune avec l'insurrection. En même temps, l'idée était émise que l'envoi d'une colonne dans cette région pourrait en assurer la pacification en ralliant à la cause française plusieurs tribus fatiguées des obsessions et des exigences des insurgés.
De nouveaux mouvements des Hammama étaient connus le 22 août et le 9 septembre. Une dépêche du 5 septembre annonçait qu'une troupe de 200 habitants de Gafsa, armés mais paisibles, avait été attaquée par erreur à sa sortie de Tunis; à cette date leur tribu était du reste encore insoumise. A la fin de septembre, aucune tribu importante du Djerid n'avait encore fait parvenir à Tunis sa soumission ?.
Dans les premiers jours d'octobre, la nouvelle s'étant répandue parmi les indigènes, que Gafsa était occupée par une colonne francaise, plusieurs tribus effrayées voulurent se soumettre *.
En réalité, la brigade Forgemol, chargée d'occuper Gafsa, ne quitta Kairouan que le 11 novembre ‘, douze jours après la prise de cette ville, et entra à Gafsa le 20, sous le commandement du général Saussier, après avoir enlevé 15.000 têtes de bétail aux environs de l’oued Djilma, et sans rencontrer aucune résistance. Les nomades s'étaient réfugiés au sud du chott sans accepter le combat : des reconnaissances furent envoyées à El- Guettar, à Oum Ali et à El-Ayaïcha dont les habitants furent canonnés par le général de Gislain et firent leur soumission ; elles constatèrent la fuite des nomades, relevèrent les traces de leur passage, se mirent en relations avec la brigade Logerot (Gabès) et renlrèrent à Gafsa le 29 5.
Pendant ce temps, la colonne Jacob, partie d'Algérie, oceu-