‹ La Capsa Ancienne: La Gaesa ModerneChapitre 16 sur 153 · SN D OR CN · texte numérisé non relu

SN D OR CN

lation de 5.000 ou 6.000 habitants et fournissent constamment de l’eau à l'oued sur un parcours de 2 kilomètres!.

Le débit total des sources, et surtout l'humidité du soussol, le nombre et la répartition des affleurements, des redirs, des oglats et des puits, feraient des environs de Gafsa une région relativement bien arrosée, dans un pays aussi sec que l'Afrique du nord, si la qualité de l’eau n'était pas très variable et souvent défectueuse.

Ainsi dans le bled Tarfaoui, l’eau de l’Aïn Tfel, de Bir el- Hanek, des redirs de Metlaoui, et de Chakmou, des oglet Amars, est bonne; celle du Khanguet Seldja et saumâtre ; celle de l'Ain Abdou, de Bordj Djedid, de Mzira et Alima, des oglet El-Hacha, du Bir Chakmou est salée ? peut-être à cause du voisinage plus immédiat des lagunes. Pourtant aucun de ces points n’est isolé de plus de 10 ou 15 kilomètres; certains sont très voisins les uns des autres. (Bir Chakmou, redir de Chakmou.)

Enfin, une partie des eaux de Gafsa sont thermales, ainsi que nous l’avons déjà indiqué ; c'est un des caractères particuliers de l'hydrographie du pays.

L’Aïn Thermil, au sud de la Kasbah de Gafsa (débit : 4% litres par seconde), l'Ain el-Bordj Kasbah, l'Aïn Sidna qui affleure dans la piscine du Dar el-Bey (1,5 et 113 L.) sont à 30° tandis que les sources d’Aïn Mansour sont très fraiches. L'Aïn Sidna est chlorurée, sodique, plus magnésienne que sulfatée. Au contraire la source de Sidi Ahmed Zarroung (27°,10 L.) à

1. DuPary DE Cran, Étude sur le Bled Tarfaoui ; Bull. Géogr. Com. tr. hist. et sc., 1897, p. 408-424.

2. GAUCHERY, 0p. cl, p. 99, Composition des eaux de l’Aïn Sidi Ahmed Zarroung :

CHAURE ENS PNR RS 1,232 ACTES SUÉUTITUBE. LA ER Ne BE 70 MAÉNÉSIC PR EE OR CN Re ne ul or Chlore 30:

5 kilomètres de Gafsa sur la route de Tozeur, « présente le phénomène de blanchiment propre aux sulfurées dégénérées et possède une odeur sulphydrique très nette : elle est très gazeuse : l'acide carbonique se dégage en abondance à sa surface et sur les parois ». Elle possède des qualités thérapeutiques appréciables : ses eaux, très excitantes, guérissent la gale bédouine, éruption sudorale qui affecte les Arabes en été ; elles sont réputées dans les dermatoses, la syphilis, le rhumatisme, Les affections chroniques des voies respiratoires. Le Marabout miraculeux de Sidi Ahmed Zarroung est célèbre parmi les indigènes de la région; l'administration y a ménagé une piscine de 6 mètres de diamètre et de 2 mètres de profondeur!.

La source de Bou Haddège (70 L.) à 62 km. de Gafsa, vers l'est, est à 36° ou 40°?, Après un parcours de 5 kilomètres seulement elle est assez refroïdie pour abreuver les troupeaux. Dans la vallée de Bou Haddège comme à Gafsa, les Romains avaient élevé des thermes assez importants ?.

Les saisons sont en étroite corrélation avec les conditions géographiques et atmosphériques du pays, et particulièrement avec le régime des pluies et la température : les indigènes n’ont qu'un seul mot, Ech-Chta, pour désigner à la fois l'hiver et la pluie; ils appellent le printemps Er-Rbia, « la verdure, le pàturage »; l'été, Es Sif, dure de mai à octobre, pendant la grande période de sécheresse, composée du dernier mois de notre printemps (mai), de nos trois mois d'été et du début de l'automne; l’automne indigène El-Krif, « la saison de la récolte des fruits », commence avec les premières pluies et se termine à la fin de décembre.

Page 1